Quelle place à nos valeurs?

Ayant pris connaissance des articles de l’Acadie Nouvelle du 21 février sur les pratiques de pleine conscience, méditation et yoga dans les écoles, je me permets quelques réflexions. Ayant plusieurs petits-enfants dans les écoles, ceci m’interpelle vivement. Est-ce en pleine connaissance de cause que ces pratiques sont initiées avec nos enfants?

Je constate qu’après avoir laïcisé nos milieux d’enseignement en débarrassant les murs de tout crucifix, y interdisant la prière, y compris celle du Notre Père qui unissait tous les chrétiens, on n’y tolérera plus de présences à caractère religieux.

Par exemple, le prêtre n’y est plus autorisé. On s’arrêtera à penser aux abus scandaleux de certains membres du clergé qui font les manchettes. Mais je continue de croire qu’il y a plus que jamais de bons et saints prêtres qui souffrent en silence parce qu’ils auraient tant à offrir à nos jeunes. Peut-on dire que la société a condamné la famille à cause de certains pères incestueux? Au contraire, on a valorisé nos bons papas de la terre, car ils sont importants dans la vie des leurs. Et c’est un fait alarmant que 1,2 million de jeunes et enfants au Canada sont touchés par la maladie mentale.

Dans l’immédiat la pratique de la méditation de pleine conscience, de yoga et autres semble prometteuse. Mais qu’en sera-t-il à long terme de ces techniques orientales. Est-ce au détriment de nos valeurs fondamentales que nous les implantons dans le cœur de notre jeunesse? N’aurions-nous pas plutôt intérêt à les initier à l’éveil de la foi ce qui leur procurerait une paix intérieure tout en les aidant à construire leur vie?

Nos enfants, pour la grande majorité, ne sont pas des Orientaux. Nos ancêtres acadiens nous ont transmis des valeurs justement parce qu’elles étaient primordiales au bien-être des leurs. La lecture de la parole de Dieu, les sacrements, la sainte messe et la prière quotidienne guidaient leurs actions en habitant le cœur et l’âme de chacun. Par Marie reine de la paix et par Jésus amour du monde, ils se laissaient habiter par ce désir de laisser le bien surpasser le mal. Ils savaient qu’ils n’étaient pas parfaits, mais la grâce de Dieu leur redonnait espoir. Une espérance nouvelle pour rebâtir le monde.

Linda Poirier
Anse-Bleue