Les dangers de la tempête

Monsieur le ministre de l’Éducation, nous, la classe de 7e année de l’école Mont-Carmel désirons vous donner notre opinion au sujet de l’ouverture des écoles durant les jours de tempête, lorsque les autobus ne circulent pas. Nous avons vu le reportage du Téléjournal Acadie, du 13 février. Nous sommes d’avis que les écoles devraient être fermées.

En premier lieu, nous pensons que ce n’est pas sécuritaire de prendre la route lors des journées de tempête.

Si les autobus ne circulent pas, la vie des élèves, des enseignants, de tous les membres du personnel de l’école et des parents pourrait être en danger. De plus, des accidents pourraient arriver bien vite et des personnes pourraient être blessées gravement et même mortellement. Ce n’est pas sécuritaire pour les piétons non plus. Les autos ne les verraient probablement pas.

Dans les cas de tempête, les trottoirs ne sont pas toujours bien déblayés. Par ailleurs, les tempêtes peuvent causer des pannes d’électricité. Les parents pourraient avoir de la difficulté à venir nous chercher parce que certains d’entre eux sont au travail.

Deuxièmement, il est hors de doute que si les écoles demeurent ouvertes, ça pourrait être difficile pour les parents d’amener les élèves à l’école à cause des horaires. C’est dangereux et ce n’est pas juste pour les parents d’amener leurs enfants à l’école dans des conditions routières périlleuses. Certains parents commencent à travailler très tôt et les écoles n’ont pas de surveillance pour les jeunes avant 8h. Ce ne serait donc pas prudent de les laisser seuls à l’extérieur dans ces tempêtes. De plus, il ne faut pas oublier que certaines familles habitent loin de l’école.

Finalement, nous ne croyons pas que les jours d’écoles manqués en raison des jours de tempête affectent l’apprentissage des élèves. Si nous ouvrons les écoles et qu’il y a peu d’élèves qui se déplacent, ça devient une journée de garderie. L’enseignant ou l’enseignante devrait changer sa planification de la journée pour seulement quelques élèves. Durant les journées de tempête, nos parents nous donnent des responsabilités qui nous permettent d’apprendre des choses de la vraie vie, comme de passer l’aspirateur, faire du lavage, de la cuisine ou de déblayer la cour.

Pour conclure, nous sommes en fort désaccord de garder les écoles ouvertes lors des journées de tempête parce que ce n’est pas sécuritaire, ce n’est pas facile pour nos parents de s’organiser et l’enseignement se poursuit quand même à la maison. Nous suggérons que les enseignants s’organisent pour nous donner des travaux à la maison pour s’assurer que nous ne prenons pas de retard.

Classe de 7e année (Enseignante: Lucie Lévesque)
École Mont-Carmel
Sainte-Marie de Kent