Une question de gros bon sens

Réponse à Jean-Claude Basque, auteur de l’opinion J’aime les taxes parce que…, paru le 14 mars. Le texte est plein de bon sens et crédible pourvu que son auteur paie sa juste part d’impôt, aux alentours de 30% à 40%. Si c’est votre cas, bravo, les bottines suivent les babines, comme dit le dicton.

Par contre, si ce n’est le cas, je n’accorde aucune valeur à votre article. J’avais lu un article plusieurs années passées selon lequel 40% de la population ne payaient pas d’impôt, 20% payaient moins de 500$ et 40% payaient 500$ et plus.

Et dans cet article on mentionnait que le gouvernement au pouvoir (ça se passait au Québec) avait fait un sondage qui affirmait que la majorité de la population ne voulait pas de baisse d’impôt. Pas surprenant, la majorité de la population ne payait pas d’impôt ou presque. En gros, 20% de la population paient pour 80% des services gouvernementaux que vous mentionnez dans votre article. J’avoue que mes chiffres ne sont peut-être pas tout à fait à jour, mais je suis persuadé qu’ils reflètent assez bien la situation actuelle.

Mon point est le suivant: c’est bien beau tous ces services que vous énumérez dans votre article, mais si tout le monde ne paie pas sa juste part d’impôt (on exclut évidemment les personnes dans le besoin), comment voulez-vous qu’on se sorte du désastre financier dans lequel les gouvernements actuels et passés nous ont plongés?

À mon avis deux solutions s’imposent: que tout le monde paie leur juste part d’impôt ou qu’on coupe tout simplement dans les services. On ne peut pas toujours demander aux mêmes personnes de régler la facture. C’est une question de gros bon sens.

Yvon Robichaud
Petit-Rocher Nord