Riches et pauvres logés à la même enseigne

On pourrait affirmer, sans ambages, que ce qui caractérise le Nouveau-Brunswick, c’est son appétit insatiable à vouloir à tout prix procéder au changement, que dis-je, au renouvellement quasi automatique d’approches qu’il se donne lui-même selon l’humeur de la couleur politique au pouvoir.

Étant donné qu’on est heureusement dans une province où les gens qui décident sont des élus du peuple, on pourrait présumer que cet appétit pour un constant changement serait en fait le souhait de la population.

La fin de la gratuité des études postsecondaires, dont fait éloquemment mention Mathieu Roy-Comeau dans l’Acadie Nouvelle du 10 avril, en est un bel exemple. Tant pis pour ces pauvres étudiants de familles moins nanties. Tant mieux pour les autres issus de familles ayant choisi de former leurs jeunes dans des institutions privées.

Il ne nous reste qu’à sonner le glas de notre cher système inclusif qu’on défend bec et ongles avec l’arrivée possible d’un «anti-inclusion» au pouvoir. Certes, il y a des raisons qui justifient chacun de ces changements, que seuls les gens ayant la tête à Papineau peuvent expliquer terre-à-terre aux simples citoyens comme moi. Cependant, le simple citoyen aimerait savoir si on tend vers le remplacement de l’équité par l’égalité pure et dure.

Jean Codjo
Moncton