Aux amoureux et aux amoureuses des opéras

Au moyen de cette lettre d’opinion, je voudrais exprimer mon admiration envers deux chanteuses d’opéra dont l’une, mezzo-soprano, connaît depuis 2005 une assez longue et brillante carrière canadienne et internationale.

De qui s’agit-il, au juste? Elle s’appelle Michèle Losier, l’une des nôtres, une Acadienne, dont le père, je crois, est originaire des environs de Tracadie.

Son parcours est tout à fait extraordinaire. Si ma mémoire est fidèle, je l’ai vue pour la première fois sur une scène à Moncton et j’en fus charmé et ravi. Depuis lors, je m’intéresse à son illustre carrière. Elle a interprété de nombreux rôles et continue toujours à le faire un peu partout sur la planète que ce soit au Canada, aux États-Unis et dans nombreux pays européens.

Bientôt, à Milan, le public italien et les autres qui seront en voyage pourront apprécier ses talents dans le prestigieux théâtre de la Scala dans lequel on peut accommoder plus de 2000 personnes. Lorsqu’elle a chanté à New York, au Metropolitan Opera House, il devait y avoir au moins 3800 personnes tandis qu’à Paris, dans le Théâtre des Champs-Élysées, pas moins de 1900.

La seconde artiste, soprano, née à Moncton, à peine âgée d’une vingtaine d’années, une LeBlanc, donc une autre Acadienne, est diplômée de notre université. Elle a aussi étudié dans d’autres universités canadiennes et est en train de compléter son doctorat en chant. Son prénom est Kirsten. Personnellement, je ne connais pas ses parents, mais je connais assez bien ses grands-parents qui vivent à Dieppe. Mademoiselle LeBlanc a aussi des talents inouïs. Tout récemment, à l’Université de Montréal, elle a ébloui son auditoire comme celui qui écrit ses lignes. J’ose faire une prédiction. À son tour, elle deviendra également une cantatrice de réputation mondiale tout comme le fait présentement Michèle Losier.

Alcide F. LeBlanc
Moncton