Des robots? Non merci!

Les propos de la travailleuse sociale, Carmen Bouchard, rapportés dans votre édition du 25 avril dernier au sujet des besoins de socialisation, de valorisation et d’accompagnement des aînés qui souffrent de l’isolement social sont tout à fait à point. Ils reflètent bien les difficultés que vivent les aînés à domicile.

Elle a raison aussi lorsqu’elle dit qu’il faudrait organiser des réseaux d’aide et des échanges avec les jeunes générations pour venir en aide à ces personnes.

Par contre, les commentaires de Suzanne Dupuis sont décevants. Elle se dit en faveur de robots pour combler le manque de contacts humains.

Votre journaliste, Simon Delattre a raison de poser la question à savoir si de tels robots sont susceptibles d’apporter le même réconfort qu’un être humain.

Il est normal que les entreprises, telles que Blue Frog Robotic, ne pensent qu’aux profits qu’elles peuvent réaliser en commercialisant des robots-compagnons, car elles sont attirées par l’appât du gain, mais il y a lieu de réfléchir avant de s’emballer.

A-t-on évalué l’impact de la perte du contact humain sur les aînés et l’effet de déshumanisation que produirait l’accompagnement par des robots, plutôt que par des personnes humaines?

Il n’y a qu’un humain qui puisse combler les besoins d’une personne qui vit de l’isolement et toute mesure visant à lui fournir des tâches serviles par des moyens mécaniques est suspecte au départ, puisqu’une telle mesure n’est pas au service de l’humain, mais du profit que l’on peut en retirer.

Claude Snow
Caraquet