Quand les gouvernements ne satisfont plus

Les élections s’en viennent à grands pas. Les libéraux fédéraux traînent dans les sondages. Hériteront-ils eux aussi d’un gouvernement d’une durée de quatre ans? Les gens sont de plus en plus sceptiques vis-à-vis des gouvernements et du pouvoir qu’ils s’arrogent une fois en place.

Le changement ne peut être pire, semblent croire les électeurs.

Un peu plus et la population de l’Île-du-Prince-Édouard portait les verts au pouvoir. Tout un revirement sur la scène politique de la région!

Le fait que les citoyens du Nouveau-Brunswick aient cru bon d’élire trois membres du Parti vert à l’Assemblée législative est tout autant une prouesse. Les citoyens, cette fois-ci, n’ont pas voulu d’un gouvernement majoritaire: ils s’attendent à ce que les partis collaborent. Mais, cela se produit-il?

Où sont tous ces gens quand vient le temps de régler des conflits de travail tels celui des employés des foyers de soins? Pourquoi n’arrivent-ils pas à une entente? Si le gouvernement Higgs ne peut solutionner le problème, pourquoi ne fait-il pas appel à l’arbitrage exécutoire?

Les résidents et les employés des foyers de soins méritent mieux. La charge de travail est lourde. Ils ont droit à de meilleures conditions de travail et à des salaires adéquats. Tout cela pourrait, de surcroît, aider au recrutement et à la rétention d’employés.

Les partis politiques parlent constamment de baisses d’impôts alors que les ressources financières manquent pour offrir les services. Où est la logique?

Comme citoyen intéressé aux questions sociales, je fais appel à la bonne volonté du premier ministre et du gouvernement afin d’arriver à une solution mutuellement acceptable. Qu’on appelle une session de l’Assemblée législative s’il faut. Les élus sont là pour légiférer.

Les gens que je rencontre relativement à ce conflit de travail ne sont pas heureux des résultats. Ils s’attendent à mieux et dans de meilleurs délais.

Hector J. Cormier
Moncton