La confidentialité, bête noire des fonctionnaires

Nous apprenons que grâce au modèle de Prestation des services intégrés (PSI), les jeunes qui ont des problèmes émotionnels ou de conduite ont désormais accès à des services plus coordonnés.

Or, la coordination n’est pas le seul avantage lié à ce modèle. Son principal atout est l’échange d’information. Lorsqu’un jeune est inscrit au PSI, les barrières tombent puisque tous les membres de l’équipe ont alors accès librement à l’information.

En principe donc, grâce au PSI, les travailleurs sociaux, les psychologues, les orthophonistes et les autres professionnels peuvent échanger de l’information au sujet de ce jeune sans avoir à recourir incessamment à des consentements. Autrement, les règles entourant la confidentialité leur imposent une obstruction qui les paralyse dans leur action.

Un autre avantage de l’approche intégrée est qu’elle permet d’avoir une perspective globale des problèmes de santé mentale, une vision qui tient compte des divers facteurs en cause tels que la situation matérielle et financière des parents, l’instabilité émotionnelle, l’encadrement exercé au domicile, les problèmes d’adaptation, l’absentéisme scolaire, etc.

Si le modèle d’intervention intégré peut éviter des drames tels que celui survenu récemment au Québec, tant mieux. Ce modèle devrait s’appliquer également aux adultes, puisque les mêmes restrictions sont imposées aux fonctionnaires qui tentent de les aider.

La confidentialité est une bonne politique en soi, mais lorsqu’elle devient un obstacle qui empêche de fournir l’aide nécessaire aux citoyens en détresse, elle devient nuisible et doit alors être modifiée.

Claude Snow
Comité des 12
Caraquet