Dilemme et perspective

Arrive le temps des élections. Déjà est commencé le dénigrement de son rival. Quand on n’a pas les compétences pour parler d’un programme qui aiderait les gens, on dénigre.

Dinosaure de la créativité, dinosaure de la pensée évoluée, on joue sur les peurs, les menteries, les différences, les inexactitudes et on se cramponne sur les pratiques du siècle dernier, comme s’il était possible de les réinstaurer. Campés dans le passé, on crie au drame, à l’injustice, à l’incompétence de l’autre, à la folie des idées de l’autre. Ça aide à cacher son manque d’intelligence, de sensibilité de l’humain et de clairvoyance dans ce monde qu’on ne comprend pas.

Inconscient de sa propre connerie sociale, on réclame haut et fort le droit de polluer sans limites, sans responsabilités, sans vergogne, à outrance, parce que ça crée des emplois, ça permet à l’économie de continuer, surtout à nos amis du parti du passé de continuer à s’enrichir, sans en payer les conséquences. Ce droit de polluer, c’est le droit de la mort pour nos enfants et petits-enfants.

Combien d’alarmes faudra-t-il, combien de preuves faudra-t-il pour comprendre que nous sommes en train de provoquer le suicide de l’Humanité? Au nom de l’économie, de la liberté, rendre le monde inhabitable. Équation mortelle, équation stupide et morbide. Ce monde, cette société est le résultat de l’intelligence humaine, pas divine, mais humaine.

La taxe de carbone est rafraîchissante parce que peu importe qui tu es, si tu pollues, tu vas payer. Ceux qui déchirent leurs vêtements face à cette taxe sont des inconscients de la situation, des hypocrites.

Le prix élevé de l’essence n’est pas la conséquence de cette taxe, elle est le résultat de la malhonnêteté des grands de ce monde, de leur avidité meurtrière, et de la connivence du pouvoir qui les servent et appauvrissent le peuple qu’ils devraient servir.

Et il est des gens au Parlement qui, au lieu de collaborer, de protéger, d’agir dans le sens de la vie, crient au scandale, dénigrent l’autre, pourvu qu’ils arrivent au pouvoir.

Ils sont comme des prostitués qui proclament leur virginité… Le peuple naïf va possiblement croire tout ça.

Nous vivons dans une société de consommation, mais aussi dans une société d’accusation. Ce qu’il y a de plus facile à faire, c’est de blâmer, de chialer, de critiquer, de proclamer qu’on a des droits et prétendre qu’on est meilleur que les autres.

Nous avons un besoin aigu de passer à une société de responsabilités pour redresser la situation. Donc, il faut chercher qui veut prendre ses responsabilités pour redresser la situation et éviter la catastrophe que nous bâtissons chaque jour. Votons pour qui veut prendre cette responsabilité, peu importe sa couleur, sa provenance.

Dans quelques décennies, dans quelques siècles, peut-être vivrons-nous dans une société de bienveillance. N’est-ce pas là le véritable enseignement des maîtres?

Réginald Boudreau
Grande-Anse