Vers un plus grand engagement laïc envers l’Église

La magnifique cérémonie religieuse présidée par monseigneur Valéry Vienneau, archevêque diocésain de Moncton, qui s’est tenue le 11 mai dernier dans l’église Christ-Roi, à Moncton, a attiré de nombreux fidèles venus de diverses paroisses.

L’église était presque pleine à craquer. En plus de cela, il devait y avoir environ 25 membres du clergé dont certains venaient des diocèses avoisinants. Comme toujours, la directrice et les membres de la chorale se sont distingués.

Mais quel événement spécial a-t-on pu présenter pour y retrouver autant de personnes et de membres du clergé en ce samedi avant-midi? Il s’agissait d’une ordination au diaconat permanent de M. Armand LeBlanc, un enseignant de carrière, présentement à la retraite.

Pour occuper cette fonction religieuse, qui en est une de service, naturellement, il faut y être appelé. En plus de cela, il faut suivre et réussir une assez longue formation pastorale et spirituelle; posséder une foi profonde et vivante; être une personne humble et respectueuse; être de nature accueillante et à l’écoute des autres; aimer la prière; être reconnue comme une personne serviable et être recommandée par au moins trois personnes.

Quant aux autres conditions, il faut être âgé d’au moins 35 ans et de moins de 55 ans avant d’entreprendre la formation. Si la personne est mariée, elle doit l’être depuis au moins 10 ans. Ajoutons à cela que le consentement de l’épouse est essentiel pour quiconque veut devenir diacre.

Quant aux fonctions, qui sont assez nombreuses, il peut célébrer certaines cérémonies religieuses, comme des baptêmes et des mariages.
Il est également autorisé à proclamer l’Évangile et même, je crois, à prononcer l’homélie.

À ne pas oublier, le diacre est sous l’autorité de l’évêque, tout comme l’est le prêtre. Ce dernier, il convient, doit l’accompagner.

Avec le diaconat actuel et celui de l’avenir, nos prêtres du diocèse peuvent envisager et espérer qu’ils seront moins débordés dans leurs importantes fonctions. Sans doute, chez certaines personnes, elles doivent se demander si le diaconat est strictement masculin pour le moment!

Alcide F. LeBlanc
Moncton