Devenir un retraité heureux est un art qui s’apprend

C’est en lisant Vie, 50 et plus, dans l’Acadie Nouvelle du 7 mai dernier que je me suis mis à regarder l’arrivée de mes 84 ans. L’espérance de vie est plus élevée que jamais et les services offerts actuellement aux aînés sont plus nombreux que ceux offerts à nos ancêtres.

Prendre sa retraite, c’est d’abord une fin de vie professionnelle et le début d’une autre façon d’envisager la vie.

Selon des études canadiennes, la moitié des aînés sont considérés comme inactifs. En dehors de leur temps de sommeil, les sédentaires passent plus de sept heures par jour, assis, ayant un taux d’activités très faible à longueur de journée.

Pour avoir un esprit sain dans un corps sain, un minimum d’activités est nécessaire. Des études nous disent que 150 minutes d’activités par semaine engendrent de nombreux bienfaits sur les plans physique, psychologique, social et spirituel.

Se sentir utile évite de se sentir mis de côté ou même rejeté de la société. Faire du bénévolat, visiter un ami, partager un bon repas, faire une marche, faire partie d’un groupe de partage, ce sont d’excellentes façons de lutter contre l’âgisme.

Je lisais quelque part que 50% de notre existence est déterminée génétiquement, que 10% résultent de l’environnement et qu’il ne reste que 40% sur lesquels chacun(e) peut avoir une certaine influence.

Il faut prendre conscience que la vie est précieuse, même à la retraite!

Vieillir est un privilège et ce faisant, moins les petits problèmes auront de l’emprise sur notre vie. Même si je suis toujours actif, comme personne aidante, je prends le temps de voyager, d’écrire et de visiter amis ainsi que des membres de ma famille.

Je profite de mon temps libre pour faire le ménage intérieur, évacuer les regrets et les mauvais souvenirs demeurés dans mon inconscient, et ce, afin de bien vivre la présence qui m’habite.

La dernière clé de mon parcours d’aîné, c’est de briser l’isolement en pratiquant des activités porteuses de sens. L’isolement et la solitude sont des facteurs à éviter.

Choisir de vivre une vieillesse heureuse, c’est aussi apprivoiser ses deuils et donner un sens aux épreuves subies.

Devenir un retraité heureux est un art qui s’apprend, tout comme la musique.

Léon Robichaud
Jeune retraité actif
Shippagan