Service NB: la population de Saint-Quentin a droit à une réponse claire

Robert Gauvin se défend d’avoir parlé trop vite le 6 mai lors d’un événement partisan (lire progressiste-conservateur) pour annoncer la réouverture de la succursale de Service Nouveau-Brunswick à Saint-Quentin, peut-on lire dans un long texte du journaliste Mathieu Roy-Comeau publié dans l’Acadie Nouvelle du 16 mai.

Après tout, Robert Gauvin n’est pas un simple employé du Parti conservateur de la province. Il en est le vice-premier, un poste que le premier ministre Blaine Higgs lui a confié après les élections provinciales de septembre 2018.

Dans le même article du journal, M. Gauvin affirme qu’il a soulevé qu’une injustice avait été commise à Saint-Quentin sous le dernier règne libéral en 2015 en fermant le bureau de Service Nouveau-Brunswick. Les gens voulaient entendre cela d’un ministre que les Acadiens estiment encore important au sein du Cabinet.

Le vice-premier ministre mentionne maintenant qu’il possède les chiffres pour prouver qu’une injustice a été commise à Saint-Quentin en fermant SNB.

Il en rajoute en affirmant que les chiffres de l’achalandage lui donnent raison à 100%.

Depuis l’annonce du ministre Gauvin le 5 mai à Saint-Quentin, ayant trait à la réouverture de Service Nouveau-Brunswick, l’honorable Blaine Higgs, notre premier ministre, évite de répondre directement à cette question et ne semble pas être d’accord avec la déclaration de son ministre.

La population de Saint-Quentin a droit à une réponse claire et vite du gouvernement concernant l’imbroglio de sa succursale de Service Nouveau-Brunswick.

Je me pose des questions au sujet de l’annonce qui me semble ratée, ou encore opportuniste, du ministre Robert Gauvin.

Blaine Higgs aurait-il déjà perdu confiance en son vice-premier ministre?

Ou souhaite-t-il voir Robert Gauvin assis sur les banquettes d’un autre parti politique à Fredericton, que ce soit le Parti libéral ou encore le Parti vert?

L’avenir nous le dira.

Marcel Arseneau
Atholville