Jean-François Breau, un artiste pleinement engagé et nullement indifférent

Les gens qui ne croient pas encore à l’urgence d’agir contre les changements climatiques devraient s’inspirer de l’un de nos artistes favoris, soit Jean-François Breau. Avec courage, détermination, énergie, franchise, il invite la jeunesse acadienne et québécoise, évidemment sans exclure les autres couches sociales, à considérer très sérieusement notre situation planétaire.

Selon lui et les autres qui pensent ainsi, il faut agir, écrire, marcher dans les rues, s’adresser aux leaders politiques et à l’ensemble des élus, pour que des actions concrètes soient posées afin d’éviter la catastrophe imminente qui nous guette sans distinction.

Ce qui me décourage et me déconcerte le plus, c’est de voir l’inconscience et l’indifférence de nombreuses personnalités politiques devant les faits fournis par la science. Il s’en trouve au plus haut échelon du Nouveau-Brunswick et dans plusieurs provinces canadiennes.

Pour cela, pour une fois, on n’a pas à regarder de l’autre côté de nos frontières pour constater l’esprit et les yeux fermés! Donald Trump a des appuis chez nous.

Mais la science n’est pas la seule voix à nous communiquer les faits. Avec elle, la Terre aussi nous parle haut et fort par d’autres moyens comme par les vents terribles, destructeurs et plus fréquents; par les nombreuses inondations tandis qu’à d’autres endroits, les sécheresses empêchent aussi les populations de cultiver leurs terres, ce qui cause des déplacements humains lesquels ne trouvent pas facilement refuge.

Depuis quelques semaines, certaines municipalités provinciales, mais pas toutes, hélas! prennent de sérieux et de solennels engagements envers l’urgence climatique. Si nos élus politiques actuels refusent d’agir dans le sens de M. Breau, que pensez-vous de l’idée de les mettre au chômage et de les remplacer par d’autres artistes et d’autres citoyens plus consciencieux, plus environnementaux et plus écologiques?

Alcide F. LeBlanc
Moncton