Notre système d’éducation est en très bonnes mains!

À la suite de l’invitation de la direction de l’école Mgr- Marcel-François-Bourgeois de Shediac, moi-même et quelques membres du CPAÉ avons été choyés de participer à une visite de cette école pendant les heures d’enseignement afin de voir le personnel et les étudiants en action.

Dans mon rôle sur le conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud, j’apprécie ce genre d’opportunité pour voir d’un œil près le vrai travail qui se passe dans nos établissements scolaires. Je remercie la direction et tout le personnel de nous avoir laissé entrer dans leur lieu de travail pour cette courte période afin de vivre avec eux ce monde merveilleux qui est l’éducation de nos futures générations. Si celle-ci ne fut pas ma première visite dans les salles de classe du grand district, certainement celle-ci fut la plus intime avec le personnel et les élèves, car nous sommes entrés dans leur salle de classe en pleine mode d’enseignement sans qu’ils se laissent distraire par notre présence et ni de préparation faite pour notre arrivé, nous étions comme des mouches sur le mur qui ont été capable d’observer la réalité de ce qui se passe dans nos classes d’école. Certaines classes ont certainement pris l’occasion pour nous parler et nous montrer le travail fait en classe avec grande fierté de leurs divers projets entrepris pour stimuler l’intérêt des jeunes dans leur apprentissage.

Comme toujours quand je vois de l’intérieur le travail qui se fait avec et pour nos jeunes dans les salles de classe, je suis toujours émerveillé de voir l’engagement du personnel et leur capacité de s’adapter aux nouvelles modes d’enseignements qui aujourd’hui mettent l’élève en premier. Finies les classes avec leurs quatre rangées de pupitres avec les élèves assis pour des heures à se faire livrer des faits et des équations par des présentateurs de matières. Aujourd’hui, le système scolaire reconnaît que chaque enfant est un individu avec leurs particularités et leurs différentes façons d’apprendre. Maintenant, au lieu que l’élève se rendre au professeur, les enseignants avec leurs aide-enseignants vont chercher l’enfant là où il est dans son stade d’apprentissage et ils l’accompagnent en lui donnant les outils qui fonctionne pour lui, chaque élève peut apprendre malgré les défis physiques et intellectuels. Ceci est la nouvelle réalité, et de toute évidence elle fonctionne, comme la visite des classes de l’école MFB, une école typique, nous l’a démontré aujourd’hui.

Toutefois, si le système scolaire d’aujourd’hui est un succès, c’est grâce à un personnel dévoué, engagé et certainement courageux de bien vouloir aller plus loin que la profession leur demande ou même exige. Aujourd’hui, nous avons été témoins de l’enthousiasme du personnel enseignant quand ils parlent de leurs nouveaux projets de classes, développés parfois en concert avec les élèves de la classe afin de stimuler les intérêts des jeunes et les engager dans leur apprentissage. Nous avons aussi été capables de voir et d’entendre des enseignants qui, par souci de l’excellence de leur travail, vont au-delà des exigences de leur profession afin de donner le plus de chance à leurs élèves d’atteindre le meilleur de leur capacité, et ceci, en investissant de leur propre argent pour acheter des outils d’enseignement, des améliorations au décor de leur classe, et même des chaises spéciales pour les enfants gigoteurs afin qu’ils puissent dépenser leurs énergies hyperactives, dans le but d’aider la concentration des jeunes dans leur travail de classe. Quoique je suis certainement reconnaissant de cet engagement exceptionnel par plusieurs enseignants, je trouve malheureux que les fonds nécessaires pour ces genres d’améliorations ne soient pas disponibles dans toutes les écoles par le ministère de l’Éducation, mais c’est un débat pour une autre journée.

Malheureusement, et trop souvent, on est porté à parler des défis dans le système scolaire et c’est correct, puisqu’il faut toujours être en mode amélioration et prêt à relever ces défis étant donné que chaque défi apporte avec lui une occasion d’expériences nouvelles, mais il est essentiel de parler et d’exposer les beaux succès qui se passent dans la salle de classe et du travail exceptionnel fait par tout le personnel du système, à partir de l’enseignant en classes jusqu’à les directions générales.

Tout le personnel des districts scolaires peut contribuer au succès de nos jeunes apprenants. Cette vocation de l’enseignement est certainement une de haute valeur et doit être évidemment appréciée par tous, et c’est en valorisant cette profession que nous allons pouvoir continuer à attirer des gens qui ont ce don de l’enseignement. Car quand on y pense, ces enseignants s’occupent de notre ressource naturelle la plus importante sur cette terre, nos jeunes enfants, le produit brute que nous leur prêtons afin qu’ils puissent les façonner et leur apprendre les matières pédagogiques de base tout en développant leur esprit critique, leur indépendance, leur engagement et leur curiosité. Pour moi, c’est la plus grande responsabilité que nous puissions dédier à quiconque.

Encore, après sept années à siéger sur le conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud, je suis capable de témoigner du beau travail qui se fait au nom de nos enfants. Cet engagement de ma part est certainement une de mes expériences de vie les plus enrichissantes que j’ai vécues et là où j’ai vu le plus de choses intéressantes. J’ai d’observé des gens dédiés à l’épanouissement de nos jeunes avec un courage et une conviction exceptionnelle afin d’amener chaque jeune à atteindre le sommet de leurs capacités. Que j’ai été capable, pendant ces deux derniers mandats, de contribuer, à ma petite façon, à ce grand projet de société qui est l’éducation de nos jeunes me donne une énorme satisfaction, mais plus important, une meilleure appréciation pour les personnes qui œuvrent dans cette profession honorable.

Décidément, j’encourage grandement toute personne, qui aurait intérêt de siéger sur le prochain conseil d’éducation de district, de présenter leur candidature aux prochaines élections quadriennales au mois de mai 2020. Vous y vivrez des moments hauts en émotions et vous aurez ce sentiment de faire partie d’une équipe exceptionnelle qui fait une vraie différence dans la vie de nos jeunes, et en plus, vous ferez partie d’un groupe avec plusieurs superhéros et superhéroïnes.

Gilles Cormier
Saint-André-LeBlanc