Histoire, identité et rêves

L’histoire nourrit notre identité. Elle nous permet de nous définir, de comprendre qui nous sommes, d’où nous venons, où nous allons.
L’identité, c’est la prise de conscience de notre unicité, voire de l’amour de nous-mêmes.

Elle nous permet donc d’aller au fond de nous-mêmes, de déceler nos particularités et nos traits distinctifs.

L’histoire, elle, est une démarche essentielle qui nous permettra d’étudier nos origines et ce long périple qui a façonné nos vies.

À titre d’exemple le peuple juif a la Bible, ce livre par excellence qui fait d’eux un peuple remarquable.

Ce livre a recueilli les traditions d’Israël pour faire connaître comment ce peuple a vécu et pour contribuer à maintenir celui-ci bien vivant. Une première tâche chez eux consiste à le lire dans son entièreté. La Bible est un sujet quotidien chez ce peuple.

Comme pour ces derniers, la connaissance de notre histoire devrait susciter un sentiment de sérénité et de fierté, une source de force et de créativité.

Ainsi sont nés les aboiteaux, chez nos ancêtres, avec cet état d’esprit. Et cela se poursuit de nos jours avec une pléiade d’artistes, de poètes et de musiciens.

Mais je crains, car on connaît trop peu notre histoire. Or, un peuple sans histoire, c’est un peuple qui perd peu à peu sa raison d’être.
Un genre voué à l’assimilation avec le temps. Les Poirier deviennent des Perry, les Aucoin des Wedge!

Nos Acadiens reviennent de Toronto et leurs enfants sont incapables de parler en français…

Dans l’espace public, nous sommes tous pareils assurément. Or, la meilleure façon d’enrichir cette espace consiste à s’instruire, à être soi-même, et à s’aimer. Dotés de ce sentiment d’estime en nous-mêmes, nous pourrons encore mieux s’ouvrir aux différences et aux nuances. Nous saurons encore mieux contribuer à l’édification d’un monde meilleur.

Et dire qu’il n’y a toujours pas de cours d’histoire acadienne, de façon formelle, dans nos écoles, dans celle du Nord-Est du moins…

Alphée M. Michaud
Caraquet