Il faut nous mobiliser

Une chance qu’on vous a l’Acadie Nouvelle. On aurait dû célébrer votre 35e plus qu’on l’a fait. Depuis 1984, merci!

Merci aussi pour les messages de Francis Sonier et de Clarence LeBreton à ce sujet. Mais, je dois vous dire que si votre éditorialiste François Gravel avait écrit ce que M. LeBreton a essayé de dire, je serais probablement d’accord sans «mais».

M. LeBreton dit maladroitement «devant l’absence d’un projet commun d’affirmation, n’avons-nous pas privilégié une démarche un peu trop judiciaire et politique».

On n’a pas privilégié une voie. On a survécu comme on pouvait. Il n’y a pas cent voies pour affirmer l’Acadie.

Il y a le judiciaire et la politique. Certains ont vu que ça servirait peut-être bien à l’Acadie. Plusieurs de ces efforts ont réussi. On devrait dire bravo et merci à eux et à l’État de droit qu’on a. On serait-y là sans au moins ça?

Il y avait les autres voies. Elles devaient être bien plus délabrées. L’engagement communautaire, la mobilisation des Acadiennes et des Acadiens, les institutions. Ceux qui étaient responsables n’ont pas été aussi vaillants.

Dans l’absence d’une chose, l’autre chose capte l’attention. Dans l’absence d’un composant, la combinaison est toute différente. L’Acadie Nouvelle doit célébrer le fait que des Acadiens ont su obtenir un statut juridique et politique pas mal solide. Revendiquez le reste, parce qu’il nous faut nous mobiliser.

Rosella Melanson
Fredericton