Une position qui relève du gros bon sens

Actuellement, la Loi sur les langues officielles du Canada (LLO) est moins généreuse que la LLO du Nouveau-Brunswick à certains égards.

Peu importe où on se trouve dans la province, les institutions néo-brunswickoises – comme les hôpitaux – doivent offrir un service dans les deux langues officielles.

Cependant, les institutions fédérales – comme les postes frontaliers – qui opèrent au Nouveau-Brunswick n’offrent pas de services bilingues dans toutes les régions de la province.

On peut espérer que, au sein d’une fédération, les spécificités des différentes juridictions qui en font part soient respectées par le gouvernement fédéral; mais ce n’est pas le cas actuellement au niveau linguistique au Nouveau-Brunswick.

Je veux donc prendre un moment pour féliciter René Cormier, président du comité sénatorial permanent des langues officielles, Rose-Mai Poirier, vice-présidente, et leur équipe pour la publication d’un rapport qui recommande que la LLO canadienne reconnaisse la spécificité constitutionnelle du Nouveau-Brunswick.

Ils suggèrent ainsi que toutes les institutions fédérales puissent desservir les Néo-Brunswickois dans les deux langues officielles partout dans la province comme c’est le déjà le cas avec les institutions provinciales. Il s’agit d’une position qui relève du gros bon sens et qui mérite d’être appuyée par tous.

Xavier Lord-Giroux
Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest