Un gouvernement à l’écoute de toute la population du Nouveau-Brunswick

M. le premier ministre Blaine Higgs, l’année 2019 marque le 50e anniversaire de la loi sur les langues officielles (LLO), proclamée le 18 avril 1969. Cette loi a été votée, modifiée et renforcée au bénéfice de tous les citoyens de la province du Nouveau-Brunswick, et ce, quelle que soit leur communauté linguistique d’origine.

La loi 88 du 17 juillet 1981 reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques officielles au Nouveau-Brunswick, sous l’impulsion du gouvernement de votre prédécesseur Richard Hatfield, pourtant lui-même unilingue anglophone, l’a complétée.

Ces droits linguistiques ont été enchâssés en 1982 dans la Charte canadienne des droits et libertés, qui fait elle-même partie intégrante de la Constitution canadienne. Ce sont là trois symboles de concorde et d’unité nationale dont tous les Canadiens peuvent être fiers.

Le Richelieu International comprend que votre gouvernement rencontre des difficultés pour nommer un successeur à Katherine d’Entremont, à l’expiration de l’intérim qu’exerce présentement le prédécesseur de celle-ci, Michel Carrier. Il convient de les surmonter afin que le cinquantenaire de la LLO ne soit pas terni par des polémiques inutiles au sujet d’une problématique qui devrait faire consensus parmi l’ensemble de la population et de ses élus.

Le Richelieu International croit que le moment présent est favorable pour que votre gouvernement, conjointement avec tous les membres de l’Assemblée législative, démontre son leadership dans ce dossier.

Le Nouveau-Brunswick fait face à une occasion exceptionnelle de prouver qu’il n’est pas de province plus canadienne que la sienne.

Son caractère unique la prédispose à devenir un modèle du genre sur la scène nationale. L’heure est à l’apaisement et à la réconciliation.

Le Canada est un pays qui s’est construit, et se construit encore, sur l’immigration.

Afin de recueillir l’adhésion de tous les membres des deux communautés linguistiques officielles, votre gouvernement pourrait nommer une personnalité néo-brunswickoise bilingue qui ne soit pas issue de l’une de ces communautés et qui, de cette façon, ne saurait être suspectée de favoriser les intérêts de l’une plutôt que de l’autre.

Un tel geste, s’il était posé, fournirait sans nul doute la preuve éclatante que votre gouvernement est à l’écoute de toute la population qu’il sert, en favorisant l’intérêt général plutôt que des intérêts particuliers.

Luc J Doucet
Club Richelieu Moncton-Dieppe
pour Monique Banville
Présidente Richelieu International