Le petit caillou bleu

Le samedi 20 juillet a marqué le 50e anniversaire de la célèbre marche de Neil Armstrong sur la lune. Bien sûr, je n’étais pas là pour le voir, mais selon les médias et les entrevues de l’époque, nous étions tous unis derrière ces trois explorateurs qui repoussaient les limites de l’espèce humaine. Peu importe la langue, peu importe les idéologies, nous étions tous Armstrong, Aldrin et Collins. Pendant un instant, la Terre n’avait plus de frontière. Nous parlions une seule langue: celle de notre espèce. Comme Mike Collins le disait dans une récente entrevue, les gens qui les rencontraient leur disaient: «Nous avons réussi. Nous, vous et moi. Les habitants de la Terre, nous l’avons fait».

En regardant le cliché de notre petit caillou bleu flottant dans l’espace (pour paraphraser Carl Sagan), ce moment aurait dû marquer un moment décisif dans la lutte pour la sauvegarde de cette petite planète. Les dangers du réchauffement étaient déjà connus à l’époque. De cette perspective lunaire unique, dans ce grand désert blanc silencieux bombardé par le soleil et les rayons cosmiques, nous aurions dû nous réveiller et travailler ensemble pour préserver ce cadeau si précieux qu’est notre planète.

Je me prends à rêver qu’en ce 50e anniversaire d’Apollo 11, les gens de partout dans le monde incarneront le changement qu’ils veulent voir. Ici, sur Terre. Qu’ils commenceront la marche de l’humanité vers l’équité, vers la paix, vers l’acceptation, vers l’inclusion, vers la vie. Malgré toutes leurs différences et à la hauteur de leurs moyens. Ils regarderont dans le ciel, regarderont les forêts autour d’eux, les cours d’eau, les animaux, les plantes et les humains, et s’uniront en disant: c’est un petit pas pour moi, mais un grand pas pour l’humanité.

Je rêve non pas d’une course à la lune (encore moins vers Mars), mais d’une course à la vie sur Terre! Le compte à rebours est commencé depuis bien longtemps!

Il est temps de s’unir et d’embarquer dans la seule capsule que nous avons, pour laisser en héritage à nos enfants le plus beau des récits de voyage. Un fait d’armes aussi grand sinon plus que celui d’Apollo 11.

Eric Kennedy
Saint-Jean