Où est-ce qu’on s’en va?

Vous arrive-t-il de vous poser cette question? Depuis le 29 juillet, on vit sur le crédit, au niveau planétaire. Ça veut dire que les ressources qu’on utilise versus les ressources qui existent sur la planète, nous les avons toutes utilisées pour 2019, soit jusqu’à la fin décembre, sinon on emprunte aux générations futures. C’est comme emprunter maintenant et payer plus tard, mais il est impossible de le faire au niveau des ressources. Donc, nos enfants et surtout petits-enfants, ne pourront vivre comme nous, faute de ressources que nous utilisons aujourd’hui.

La science va-t-elle tout régler? Elle sera probablement comme aujourd’hui, il restera des énigmes non résolues. Elle est bonne la science, mais elle ne règle pas tout au temps voulu.

Sommes-nous une civilisation qui veut vivre ou prendre ses responsabilités? Sommes-nous des insouciants? Refusons-nous la réalité d’une planète qui dit: assez, c’est assez. Changer veut-il dire nuire à nos plaisirs? Prenez conscience des soubresauts de plus en plus virulents et fréquents de notre Terre.

Notre insouciance est-elle un chemin qui va altérer la vie de nos descendants?

Tout le monde proclame ses droits, mais qui veut être responsable?

Sommes-nous plus une société d’accusation que de responsabilité?

La planète est vivante, que faudra-t-il pour en prendre conscience? Êtes-vous prêts à vraiment changer des choses en respect de vos enfants et de la planète, ou voulez-vous toujours plus et plus, comme le dicte notre société de consommation?

Faire la différence entre un besoin et un désir, entre son égo et le respect de la vie, voilà un début de changement. A-t-on besoin d’avoir l’inventaire d’un magasin général chez soi? La programmation d’obsolescence, qui fait que les choses ne durent plus, est-ce éthique?

Les élections fédérales s’en viennent, quel parti va nous offrir les meilleures options pour qu’on puisse avoir un futur plus responsable?

Où s’en va le respect de nos droits de minorité, après des décennies de travail de nos pairs?

La SANB a- t-elle bien fait de s’unir avec l’Ontario francophone et les anglophones du Québec, qui sont minoritaires dans leurs provinces respectives?

La loi au Québec sert bien les anglophones, un exemple éloquent de ce que peut faire cette loi pour une minorité. Parlez-en aux anglophones du Nouveau-Brunswick pour qu’ils en comprennent les bienfaits. Certains comprendront peut-être?

Sommes-nous des citoyens reconnus et desservis équitablement comme gens du Nord et comme francophone?

Où est-ce qu’on s’en va et quelles décisions devons-nous prendre pour corriger le tir et avoir les mêmes chance que tous les résidents de cette province que nous habitons? Nous avons des droits, mais c’est en prenant nos responsabilités que nous les ferons respecter.

Réginald Boudreau
Grande-Anse