Mystère et boule de gomme!

Le mardi 16 juillet, dans cette immense salle du Centre Rhéal-Cormier de Shippagan, une foule impressionnante de spectateurs venus des quatre coins de la Péninsule acadienne et d’ailleurs ont assisté à un spectacle symphonique d’une haute tenue artistique et d’un format peu courant dans le monde culturel acadien.

Un orchestre symphonique de dix-sept musiciens, sous la direction d’un chef d’orchestre aguerri, de neuf choristes et d’une douzaine d’interprètes généreux de leur talent ont fait revivre une des œuvres les plus acclamées de la scène acadienne: la musique et les chansons de la comédie musicale Louis Mailloux de Jules Boudreau et Calixte Duguay.

Avec en prime quelques morceaux extraits de la comédie musicale La Lambique des mêmes auteurs et quelques autres pièces ne faisant pas partie de ces deux œuvres.

Faut-il rappeler que Louis Mailloux est un évènement unique, patriotique et historique, qui a eu lieu à Caraquet et qu’il est important, à l’occasion, de le faire revivre avec fierté. Ce sera toujours pour nous un évènement qui marque de manière exceptionnelle la résilience de notre peuple.

Un vide remarqué à cet évènement artistique peu ordinaire: aucun représentant de l’Acadie nouvelle, notre quotidien national. Quelle explication plausible pourrait-il y avoir à une telle absence? Va don’ savoir.

Pour une activité culturelle qui mobilise des effectifs aussi imposants, autour d’une œuvre qui a laissé une marque indélébile dans l’inconscient collectif acadien, me semble qu’on aurait pu se forcer un peu… On se force pourtant pour couvrir d’autres activités de bien moindre envergure. Deux poids deux mesures, alors?

Mystère et boule de gomme!

Normand Le Bouthillier
Caraquet