Nos aînés connaissent l’importance des vaccins

Dr Linda LeBlanc
Dieppe

Nous sommes de plus en plus témoins d’une résistance aux vaccins de la part de certains.

Notre province a la distinction d’être la plus «grise» au pays grâce à notre population vieillissante.

Étant donné notre statut, nous bénéficions d’une mine d’or d’expériences de vie.

Selon moi, le Nouveau-Brunswick est la province la mieux placée à démontrer les bienfaits de la vaccination.

Nos aînés pourraient nous faire part de l’angoisse de vivre à l’époque où la mortalité infantile était très commune et la perte d’un jeune frère ou d’une jeune soeur était la règle et non l’exception.

Ils pourraient aussi nous raconter l’époque de l’épidémie de la tuberculose qui a causé de nombreux décès en plus de la séparation des familles affligées par les séjours prolongés dans un sanatorium.

Plusieurs aînés vivent avec les séquelles du syndrome post-polio, une maladie quasi disparue grâce à un vaccin.

L’arrogance du mouvement «anti-vaccin» est déplorable; notre longévité est en grande partie due aux vaccins et aux meilleurs soins mère/enfant accordés lors des grossesses et des accouchements.

Nous n’avons qu’à nous balader dans nos cimetières communautaires afin de constater l’ampleur de mortalité infantile à la fin du 19e et du début du 20e siècle.

« Un peuple qui oublie son histoire se condamne à la revivre» (Winston Churchill).