Un respect bienveillant

En méditant l’opinion de Alcide F. LeBlanc en page 12 de l’Acadie Nouvelle du lundi 9 septembre, j’ai rêvé que l’éducation, en famille ou en institution, devienne de plus en plus bienveillante. Étudier la technique, les mathématiques, apprendre à bien lire un texte de Victor Hugo, c’est merveilleux.

La plus importante lecture, il me semble, c’est celle de notre ressenti, de nos émotions: lire ses émotions, les apprendre, devenir capable de les gérer, c’est aussi important que d’apprendre à bien conduire une voiture.

Moi-même, après avoir passé 22 ans sur les bancs d’une classe, j’ai terminé mes études très illettré sur le plan émotionnel. Apprendre à bien gérer ses émotions, c’est aussi important que l’apprentissage à bien manger, à bien parler ou à faire de l’activité physique.

Le malaise comme le bien-être, il se trouve toujours au niveau du senti des émotions. J’aurais beau avoir le salaire d’un ministre, une belle maison, un bateau ou un Winnebago, si mes relations sont pourries avec ma famille ou mes collaborateurs, ma vie aura toujours un goût amer.

En milieu scolaire, ont met surtout l’action sur la partie académique, en oubliant les compétences relationnelles. Des études démontrent que les médecins qui réussissent moins bien académiquement, mais qui avaient de très bonnes compétences relationnelles, étaient de meilleurs médecins que ceux qui réussissaient sur le plan académique.

M. Leblanc, comme vous je crois qu’une bonne alphabétisation des émotions permet de développer les valeurs que vous mentionnez: respect et responsabilité.

Léon Robichaud
Shippagan