On a mis quelqu’un au monde, on devrait peut-être l’écouter!

Depuis le Sommet de la Terre à Rio, en 1992, l’ONU reconnaît officiellement l’existence des changements climatiques et qu’ils sont de responsabilité humaine. À ce sommet, une Canadienne de 12 ans s’est démarquée en adressant la parole aux dirigeants, Severn C.-Suzuki (oui oui, la fille de David). Elle disait au monde entier que perdre son avenir, ce n’est pas comme perdre aux élections, ou perdre de l’argent au marché boursier. Elle demandait aux dirigeants d’agir et de trouver des solutions afin que la prochaine génération, ses enfants, puisse connaître la biodiversité que nous connaissions en 1992.

Une génération plus tard, c’est une Suédoise de 16 ans qui mène la bataille, Greta Thunberg, qui a traversé l’océan pour assister à deux sommets sur les changements climatiques. Au premier de ces deux sommets lundi, elle nous disait que les jeunes ne pardonneront pas aux adultes au pouvoir de leur laisser en héritage des écosystèmes détruits et un climat qui se dérègle. Il s’agit donc d’un problème intergénérationnel.

Le prochain sommet se tiendra en décembre, le «COP 25». Cela veut dire qu’il y a 25 ans que nos dirigeants parlent de stratégies et négocient des accords, mais on voit peu de résultats pour freiner le réchauffement planétaire. Si tous les pays avaient saisi le message des jeunes en 1992 et avaient commencé à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, la transition énergétique se serait faite de façon graduelle.

aintenant, on doit redoubler d’efforts, alors il faut que toute la population exige de ses dirigeants d’accélérer la transition vers des énergies vertes et de délaisser le pétrole.

Appuyons les jeunes et sortons marcher pour le climat vendredi!

Christelle Léger
Dieppe