Pénurie de la main-d’oeuvre: une partie de la solution

Selon le Conseil économique du Nouveau-Brunswick, les entreprises et le gouvernement, la pénurie de main-d’oeuvre est présentement un défi et le sera à l’avenir. Une solution simple et pratique serait de remettre une partie des retraités, ceux qui le souhaitent, sur le marché du travail.

Une partie de ces retraités qualifiés et expérimentés serait prête à participer au développement économique de leur région, mais à certaines conditions. Premièrement, respecter la disponibilité de chacun, que ce soit 10, 20 ou 30 heures par semaine. Certains préfèreront travailler quelques heures par jour, d’autres quelques jours par semaine. Ceci pourrait répondre aux besoins d’employeurs à la recherche d’un surplus de main-d’oeuvre pendant une période déterminée. Une banque de données dans chaque région permettrait aux employeurs de trouver les employés qui leur conviennent.

Deuxièmement, le taux d’imposition actuel n’est certes pas un incitatif pour retourner travailler lorsqu’on est à la retraite. Ce n’est pas intéressant de se voir amputer, par l’impôt, d’une bonne partie du salaire durement gagné. Un taux d’imposition d’un maximum de 10% pour tout gain après 65 ans serait juste et équitable. Ce programme permettrait aux aînés d’être actifs plus longtemps donc en meilleure santé, de consolider leur situation financière, de participer au développement économique régional et de réduire la pénurie de main-d’oeuvre.

Une solution gagnante à tout point de vue. Il reste aux politiciens et fonctionnaires de…fonctionner!

Jean-Marc Dufour
Pokemouche