Une très mauvaise image de la politique

Les débats politiques que j’ai vus dernièrement à la télévision canadienne m’ont grandement déplu, déçu, à tel point que j’ai dû changer de poste avant la fin des émissions. Par ce moyen, il me semble que l’on offre une très mauvaise image de la politique.

Malgré la grande compétence et le prestige des animateurs, il leur était très difficile, voire impossible, de contrôler ces candidats qui parlaient souvent tous en même temps, ce qui nous empêchait de comprendre leurs messages ou leurs engagements.

Aux États-Unis, avec le président actuel, c’est encore plus gênant, embêtant et dégradant. Je prends un seul exemple récent. Ces jours derniers, lors d’un discours public, M. Trump a voulu définir et humilier Joe Biden, son adversaire potentiel, avec des mots absolument disgracieux, déshonorants et indignes. Ces mots ne seront pas écrits dans cette courte lettre, car ils sont hautement répugnants! Malgré cela, la foule, qui me semblait assez jeune, applaudissait chaleureusement le 45e président américain!

Si les jeunes dans les classes, à l’école, à l’université ou au collège communautaire, agissaient de la même façon que les leaders politiques canadiens ou américains le font lors de ces débats ou dans leurs discours, il n’y aurait pas d’enseignement valable ni d’apprentissage possible.

En d’autres mots, il faut remplacer ou modifier la formule actuelle, la rendre digne. En plus de cela, il nous faut aussi condamner les discours barbares, irrespectueux, sans quoi, je le répète, nos familles et nos institutions d’enseignement deviendront inefficaces et chaotiques.

Imaginons maintenant que dans les institutions d’enseignement américaines ou canadiennes nos jeunes se permettaient d’employer ce même genre de langage, comment le personnel professoral réussirait-il à discipliner ou à enseigner cette jeunesse avide d’apprendre et de se former? N’aurait-elle pas comme excuse de déclarer qu’elle ne fait qu’imiter M. Trump ou les autres politiciens?

Vraiment, on a souvent rappelé aux jeunes, dans les livres d’histoires, la disparition des empires perse, grec, romain et de bien d’autres.

Actuellement, se peut-il qu’on se dirige vers un phénomène similaire en occident et ailleurs dans le monde?

Alcide F. LeBlanc
Moncton