Est-ce la meilleure façon pour favoriser l’excellence en tout et partout?

En 2016, lors de la dernière campagne électorale des États-Unis, sur un temps trompeur, malicieux et négatif, Donald Trump se plaisait à déclarer haut et fort que s’il remportait la victoire, il allait nettoyer à tout jamais le marais à la Maison-Blanche.

Par cette déclaration, plusieurs électeurs et électrices ont cru qu’il allait améliorer le sort de ce pays, qu’il allait y mettre plus d’honnêteté, de dignité, de transparence, de vérité. Il a trahi son mandat et le pire s’est produit. À tout jamais, il a nettement et profondément abîmé le marais!

L’année passée, je crois, et tout récemment, une autre personne, une intellectuelle québécoise de grand mérite, semblait nous dire qu’en dehors du Québec, pas de salut pour la langue française au Canada.

Chez certains des nôtres, peut-être, ces propos peuvent susciter un stimulant, un défi à relever ou encore une prise de conscience collective.

our d’autres, et c’est là qu’est le danger, un tel message peut amener les gens à croire que la lutte linguistique et culturelle est perdue d’avance et mieux vaut donc capituler, car madame Denise Bombardier a peut-être raison.

Ces jours derniers, au Palais des congrès de Fredericton, lors du Sommet sur l’éducation, un autre prophète de malheur nous annonce publiquement que notre système d’éducation est un désastre. D’après mon analyse, ces déclarations ne nous rappellent pas un peu celles de Donald ou de Denise?

Si j’étais encore professeur universitaire, directeur général d’un district scolaire, directeur d’école ou enseignant, je me sentirais attaqué et interpellé.

Par contre, un peu plus loin, notre premier ministre semble vouloir corriger ses propos. Il ne jette aucun blâme sur les éducateurs pour les échecs du système scolaire, mais sur les interventions incessantes des politiciens.

Au juste, quelle est actuellement la profession de notre premier ministre? Un éducateur ou un politicien?

Vraiment, ce genre de déclarations ne contribue nullement à créer une atmosphère positive envers l’excellence politique, ou envers l’excellence linguistique ou culturelle et encore moins en faveur de l’excellence éducative de notre province.

Alcide F. LeBlanc
Moncton