La solution pour la baie de Tracadie: un goulet

Nous avons élu un gouvernement minoritaire à Ottawa qui affiche l’environnement comme priorité. Nous devrons payer la taxe sur le carbone et faire de notre mieux pour réduire notre impact sur l’environnement. Il importe de le faire pour le bien de l’humanité, j’en conviens.

Et si on s’occupait de l’environnement plus près de chez nous. Nous avons un problème environnemental dans la baie de Tracadie qui perdure depuis que le lien des deux rivières a été construit, que l’ancien goulet de Tracadie est devenu une dune de sable sans issues et que l’ancien goulet du nord est presque complètement bouché. Les huîtres y meurent avant même d’être récoltées, les marées y sont quasi inexistantes, la pêche aux coques y est interdite, impossible de s’y baigner, bref, la baie est polluée et n’est plus porteuse de vie comme par le passé.

Les rivières, les fleuves et les baies qui en font partie se jettent dans l’océan. À Tracadie, on a réduit l’ouverture permettant à la Petite Rivière de se jeter dans la Baie-des-Chaleurs. Le déversement doit se faire par le lien. Les marées parvenant du goulet de Val-Comeau n’arrivent pas à se rendre dans la baie de Tracadie par le lien des deux rivières vu le long trajet.

Comment avons-nous laissé une telle situation se produire? Par manque de vigilance! Nos politiciens, tant sur le plan municipal, provincial et fédéral ont plutôt fait confiance à des soi-disant experts en environnement qui leur faisaient croire que la situation allait se corriger d’elle-même. Il ne s’agissait que de faire de plus en plus d’études et d’enquêtes, question de dépenser inutilement l’argent des contribuables.

Mais voilà qu’un expert de Pêche et Océans, Thomas Guyondet, en est venu à la conclusion que le problème de la baie de Tracadie est dû à l’eutrophisation, c’est à dire, à un manque d’oxygène dans l’eau, en raison du manque de circulation d’eau. L’absence de l’effet des marées dans la baie de Tracadie fait en sorte que le niveau de l’eau reste le même à marée basse comme à marée haute.

Et si on reconstruisait le goulet de Tracadie aux normes actuelles? Le problème serait réglé. Deux fois par jour, les grandes marées de la Baie-des-Chaleurs viendraient oxygéner l’eau de la baie de Tracadie. Et cela ne nuirait en rien au lien des deux rivières.

Le Conseil municipal de Tracadie, le député provincial, Keith Chiasson et le député fédéral, Serge Cormier, sont les seules autorités politiques qui peuvent établir les priorités en infrastructures. Les fonds pour la reconstruction du goulet de Tracadie doivent venir de ces trois paliers gouvernementaux.

J’ose croire que ces derniers vont agir. Ça presse!

Un citoyen concerné,
Donald Wade
Tracadie