La planète et les produits chimiques

Les gaz à effets de serre ( GES ) sont à la planète ce que les produits chimiques synthétiques sont à l’être humain. Ils nuisent à leur santé et réduisent leur espérance de vie.

La santé de la planète est en déclin en raison de la surexploitation de ses ressources naturelles et au rejet de produits nocifs dans l’environnement. La détérioration de la couche d’ozone, le rejet des GES et l’acidification des océans ne sont que quelques symptômes de ce déclin. Alors que le gouvernement fédéral se propose de planter 2 milliards d’arbres, ici au Nouveau-Brunswick, nous en détruisons des millions chaque année en les arrosant de glyphosate. Trouver l’erreur!

Il y a assez de nourriture sur la planète pour nourrir tous ses habitants, pourtant, des milliers d’enfants meurent de faim chaque jour. Les 85 hommes les plus riches de la planète possèdent autant de richesse que 3.5 milliards d’êtres humains, soit la moitié de la population mondiale. Ce n’est pas qu’il n’y a pas assez de richesse, c’est qu’elle est mal répartie. Si une adolescente de 16 ans a réussi à sensibiliser des milliers de personnes en les faisant descendre dans la rue, imaginons ce qu’un riche industriel connu réussirait à faire.

Alors que le Guide alimentaire canadien recommande de consommer plus de fruits et de légumes, ceux-ci sont traités, en grande partie avec des fertilisants, des herbicides qui tuent les herbes indésirables, des pesticides pour éliminer les insectes et les rongeurs, des fongicides contre les moisissures et finalement des agents de conservation pour les garder présentable le plus longtemps possible.

Les fraises, les framboises, les bleuets et les pommes peuvent être arrosés jusqu’à 10 fois avant de se rendre au consommateur. Le fait de laver l’aliment à grande eau en utilisant la brosse à légumes en enlève une partie, mais des résidus persistent, surtout sur les fruits avec une pelure fragile comme la fraise, la framboise et le bleuet dont les études démontrent qu’ils sont les plus contaminés aux pesticides.

Ceci est sans compter les aliments transgéniques, modifiés génétiquement ainsi que les animaux traités aux antibiotiques et aux hormones de croissance.

Par ailleurs, on trouve même du glyphosate dans des aliments pour les nourrissons. Entre 2015 et 2018, plus du quart des échantillons de l’ACIA contenaient des résidus de cet herbicide. Sur 12 767 produits alimentaires de toutes sortes, soit les mets préparés, le riz, les pâtes, les biscuits, les farines… des produits qui contiennent notamment du blé, 37% des échantillons contenaient du glyphosate.

Les scientifiques associent, de plus en plus, ces produits synthétiques à certaines maladies tels le Parkinson, l’autisme, le TDAH ainsi qu’une multitude de cancers.

Le corps humain n’est pas conçu pour éliminer ces produits, qui à petite dose ne causent pas de danger immédiat, mais dont l’accumulation à long terme de ce cocktail de molécules serait une cause potentielle de ces nouvelles maladies.

Les sociétés pharmaceutiques et médicales se préoccupent peu de la cause de ces maladies puisqu’elles produisent des médicaments pour les traiter. La pharmaceutique Bayer, qui possède Monsanto, le fabricant du glyphosate, en est un bel exemple.

On verra, un jour, peut-être, des politiciens s’excuser de ne pas en avoir fait assez pour protéger la santé publique et l’environnement.

Comme on dit souvent, ce sont nos enfants et leurs enfants qui sauveront la planète. Cependant, rien n’empêche qu’on leur donne un coup de main dès maintenant.

Jean-Marc Dufour
Pokemouche