L’énergie produite par un parc éolien est-elle une énergie verte?

Un parc éolien va-t-il à l’encontre des gestes que nous voulons poser pour contrer les changements climatiques? Finalement, les éoliennes fournissent-elles une énergie verte? Si nous prenons le temps de regarder ce qui se passe du début de la construction à son transport vers le dépotoir, 30 ans plus tard, je dis non. Depuis quelques mois, personne ne s’oppose à ce constat.

On parle d’argent, de dividendes, de création d’emplois. En résumé, on parle d’argent.

On oublie l’énergie verte et les communautés.

Après plusieurs lectures, le constat que nous devons nous poser comme gouvernement, comme communauté est: la construction d’éoliennes est en soit un désastre pour l’environnement. Je m’explique. On doit creuser des mètres et des mètres pour l’installation des turbines (affectation de la nappe phréatique, coupe d’arbres, éloignement des oiseaux migrateurs et des animaux, dévastation de la flore, diesel servant au transport du matériel (sable, terre, ciment), ce qui entraîne une pollution de l’air que les gens des alentours doivent subir durant une très longue période.

Il y a aussi une destruction des carrières environnantes (affectation de la nappe phréatique encore une fois). Et qui va ramasser ces carcasses dans 30 ans pour les apporter au dépotoir? Encore de la pollution.

Sur le plan humain, et pour l’avoir vécu, le bruit vibrant qui nous agresse même si l’éolienne est à un kilomètre. Les ondes qui rebondissent sur nos maisons, les animaux qui n’ont que la rue pour vivre. Fini la tranquillité. Et je n’ose pas parler de leur visibilité, ici c’est une question de goût, c’est beau ou c’est laid. Ça peut être touristique ou pas. Parfois, c’est dur sur le moral des gens si on ne les aime pas. Là n’est pas la question, à moins que l’on en revienne à une question d’argent.

Soyons prudents, les preuves sont là. La construction d’éoliennes génère, selon moi, plus de pollution que les 30 années où elles généreront de l’électricité.

Étant donné que les centrales électriques sont déjà en place et que le Québec a un surplus d’électricité, pourquoi le Nouveau-Brunswick n’a-t-il pas accepté l’offre du Québec lorsque celui-ci nous en a offert? On ne serait pas à parler d’éoliennes et la mine de charbon serait fermée.

De plus, notre électricité serait à moindre coût. Et nous aurions une énergie propre.

Plusieurs pays ont construit des éoliennes et on ne parle pas encore de succès. Cessons de penser et de parler d’argent et parlons d’urgence climatique, parlons de gestes qui ne détruisent pas notre environnement et notre qualité de vie.

Je me permettrai ici de penser à l’échelle planétaire et non pas seulement de celle de ma cour. Nous sommes en urgence climatique planétaire, tout doit nous interpeller.

Les gestes les plus simples sont ceux qui touchent la surconsommation individuelle et collective. Avançons ensemble, comme municipalité, comme DSL. Plusieurs municipalités ont signé le Pacte pour l’urgence climatique et bien décrivez les actions que vous posez pour en faire bénéficier les autres municipalités. Soyons solidaires.

Pour terminer, dire non aux éoliennes, c’est dire non à la pollution sous toutes ses formes.

Que ceux qui pensent encore aux bienfaits d’éoliennes sans parler d’argent s’expliquent en tenant compte de la pollution encourue au cours de leur existence.

Jeanne d’Arc Lavoie
Saint-Isidore