Pour un meilleur contrôle de la prédation

Les données du ministère des Ressources naturelles nous confirment la menace de la disparition des cerfs de Virginie dans le nord du Nouveau-Brunswick. La faible densité des cerfs a contribué aux restrictions de chasse dans le nord et à la fermeture des zones 4, 5 et 9 depuis 25 ans.

Depuis 30 ans, le statu quo ne permet pas un rebondissement du cheptel.

La prédation hivernale par le coyote est un élément crucial favorisant la disparition des cerfs. La loi sur le piégeage n’est pas adaptée aux régions nordiques et ne permet pas un contrôle efficace de la surpopulation des coyotes. L’habitat précaire, l’hiver précoce et plus froid,, l’abondance de la neige jusqu’en avril confirment nos différences avec le sud où l’on retrouve un cheptel abondant. Cette situation contribue à une mortalité hivernale qui dépasse souvent le taux de natalité, ce qui accentue leur disparition.

Les cerfs sont désavantagés dans leur lutte pour leur survie, due à la perte d’habitat de qualité et de la surpopulation de coyotes. Notons que d’autres espèces en sont aussi grandement affectées.

Modifier la loi sur le piégeage permettant l’utilisation du piège et du collet du premier octobre à la fin mars contribuerait à diminuer la mortalité hivernale des cerfs dans les régions du nord du Nouveau-Brunswick.

Les pertes socio-économiques chaque année reliées à la mort annuelle de milliers de cerfs due à la prédation sont de beaucoup supérieures aux motifs invoqués pour ne pas modifier la loi.

Les citoyens sensibles au déclin des cerfs placent leur espoir sur les actions efficaces et sur la volonté du ministère des Ressources naturelles à innover et entreprendre des changements concrets.

A-t-on oublié l’importance du rôle de la faune dans la survie de nos ancêtres, des bienfaits actuels et de l’importance de conservation pour les générations futures?

Ronald Bonenfant
Saint-Basile