À quand une commission royale d’enquête?

Il y a bien des années que les citoyennes et les citoyens de la province s’inquiètent au sujet du traitement que l’on réserve aux enfants les plus vulnérables, négligés ou abusés. N’oublions pas qu’au cours des 15 dernières années, il y a eu au moins cinq cas d’infanticide qui ont été rendus publics. Chaque fois, la réponse des autorités a été inadéquate et les familles dans le besoin ont continué à être laissées pour compte.

La vérificatrice générale vient encore une fois de souligner certaines lacunes du système et elle fait des recommandations fort pertinentes quant au placement des enfants dans des foyers substituts.

Ces recommandations requièrent de la part des autorités des actions urgentes pour colmater des problèmes aigus. Mais si on ne s’en tient qu’à ces seuls moyens, on risque de passer d’un cataclysme à un autre, d’une mort d’enfant à une autre. Le gouvernement est interpellé, mais ce sont aussi toutes les institutions et la population en général qui doivent se mobiliser.

Le système de protection de l’enfance et le droit des enfants sont des sujets très complexes qui ont des racines très profondes dans la pauvreté notamment, mais aussi dans différents dysfonctionnements sociaux, individuels et collectifs.

Le temps n’est-il pas venu pour le gouvernement de mettre sur pied une commission royale d’enquête sur le sort réservé aux enfants et aux jeunes qui sont pris en charge par l’État?

Le mandat d’une telle commission devrait être assez large et englobant pour aller au fond des choses et aboutir à une réforme en profondeur afin de supporter les familles les plus vulnérables et assurer un traitement plus adéquat des enfants et des jeunes du Nouveau-Brunswick.

Jean-Bernard Robichaud,
Gatineau, Québec

Claude Snow,
Caraquet