Lire davantage et mieux améliore notre système éducatif

Ces derniers jours, les médias nous ont révélé que les élèves de notre province sont les moins forts en lecture au pays. Chacune de provinces a mieux réussi sur ce test international. En 2015, nos jeunes avaient alors obtenu 515 points alors que dans la plus récente évaluation le score est de 489, soit une baisse de 26 points.

Au lieu d’essayer de blâmer ces résultats sur le système éducatif, le personnel professionnel, les élèves ou les parents, pourquoi ne pas explorer un facteur simple qui pourrait profiter à tout le monde, y compris nos élèves eux-mêmes. Eux comme nous tous, nous devons tous lire plus et mieux.

Comme nous le savons tous, la lecture est l’élément le plus important dans l’éducation et dans la vie, même si elle ne reflète pas le niveau de l’intelligence humaine. On prétend qu’Einstein ne savait pas lire à l’âge de 15 ans et personne ne prétendrait qu’il n’était pas intelligent.

Pour pouvoir fonctionner dans notre monde de plus en plus complexe, nous devons comprendre que la capacité de lire est comme un passeport international qui nous permet d’acquérir des connaissances, de la sagesse, de mieux comprendre la vie, de favoriser la protection de la démocratie et d’apprécier les beautés et les richesses littéraires.

Évidemment, savoir lire et lire permettent de mieux écrire en raison d’un vocabulaire enrichi et des idées plus claires. En fait, les grands écrivains sont tous de fervents lecteurs.

Si une personne veut rester en bonne condition physique ou désire développer ses muscles ou son endurance, il entraînera son corps. Le même principe peut s’appliquer à la lecture qui développe et cultive le cerveau. Après tout, cet organe ne fonctionne-t-il pas comme un muscle?

Pour conclure cette lettre, j’aimerais suggérer à tous les élèves du Nouveau-Brunswick, peu importe leur niveau de scolarité, de considérer cette suggestion. Au lieu d’essayer d’obtenir une note de 60% ou de 70% dans les sujets scolaires, pourquoi ne pas viser un score de 100%?

Dans la vraie vie, c’est ce que nous exigeons des médecins, des avocats, des ingénieurs, des journalistes, des pilotes, des plombiers, des électriciens, des mécaniciens, des enseignants, des infirmières, des charpentiers, des politiciens…

Avec cet objectif en tête et dans le cœur, je suis sûr que d’ici la prochaine évaluation internationale, dans trois ans, les élèves du Nouveau-Brunswick pourraient se glisser en première position au pays et moins loin de la première place au niveau international. La lecture y contribuerait énormément.