Le Noël de Blaine Higgs

J’ai rêvé la nuit dernière que Blaine Higgs allait recevoir un nouveau cœur durant la nuit de Noël grâce à trois rêves, comme dans l’histoire du vieux Scrooge.

Dans son premier rêve, Higgs allait visiter son vieil ami Irving, qui souffrait de démence et n’avait plus qu’une obsession, empêcher ses proches de le tuer. L’homme le plus riche du Nouveau-Brunswick était devenu l’homme le plus malheureux de la province. Higgs se réveillait, terrifié.

Dans son deuxième rêve, des années après avoir perdu ses élections, Higgs, malade et abandonné de tous, se retrouvait dans un foyer de soins. Il sonnait la cloche pour avoir de l’aide pour aller aux toilettes, mais personne n’avait le temps de s’occuper de lui. N’en pouvant plus, il avait mouillé son lit et restait là à attendre que quelqu’un trouve enfin le temps de lui venir en aide.

Dans son troisième rêve, Higgs rendait visite à sa femme de ménage. Elle n’avait qu’un tout petit appartement dans un sous-sol et sous le vieux sapin artificiel, il n’y avait que deux petits cadeaux, un pour chacune de ses filles. Mais ça sentait le bon fricot et il y avait plein d’amour et de joie dans le salon. La mère était en train de raconter à ses enfants l’histoire du bonhomme de neige qui malgré le froid avait su réchauffer le cœur des enfants. Higgs voulait que le rêve se poursuive, mais il s’était réveillé dans la solitude de son grand lit froid.

Dans mon rêve, comme le vieux Scrooge, Higgs comprenait enfin qu’un bon premier ministre, ce n’était pas juste un bon comptable, c’était aussi quelqu’un qui croyait au développement du potentiel des Néo-Brunswickois et qui faisait tout pour le mettre en valeur, sachant que c’est la population du Nouveau-Brunswick qui est la ressource la plus précieuse de la province.

Joyeux Noël, M. Higgs!

Bernadette Landry
Dieppe