Sans le savoir, j’ai été victime d’iniquité salariale

Je suis diplômée en techniques d’intervention et j’ai travaillé dans le secteur des soins, mais à 13$ l’heure, je ne pouvais pas subvenir à mes besoins.

Les différents métiers que j’ai occupés étaient des emplois majoritairement occupés par des femmes, parmi lesquels dans une maison de transition et dans un foyer de groupe pour jeune. Comme plusieurs autres métiers féminins, ils sont sous-valorisés et ne sont pas payés à leur juste valeur, d’où le besoin d’avoir l’équité salariale: un salaire égal pour un travail de valeur égale.

Par la suite, j’ai travaillé à des endroits comme un centre d’appel. C’était beaucoup mieux payé que le métier pour lequel j’étais qualifiée et qui était doublement plus exigeant physiquement et mentalement.

Pourquoi dois-je m’appauvrir pour faire un métier qui consiste à soigner et améliorer la vie d’un être humain? Pourquoi moi qui ai choisi de faire ce métier, dois-je payer les conséquences d’une société patriarcale qui n’est pas adaptée à la valeur et aux besoins des femmes?

Plusieurs diront: «Ben oui, mais tu aurais pu choisir un métier plus payant.»

Ma réponse? Ce n’est pas aux femmes de corriger l’iniquité dont elles sont victimes, mais au système de les payer à leur juste valeur. C’est pour cela qu’on a besoin d’une loi sur l’équité salariale dans le secteur privé.

Qui sait, peut-être que vous aussi avez été victime d’iniquité salariale?

Martine Gionet
Étudiante en travail social
Université de Moncton