Les règles de négociation, c’est pour tout le monde!

Dans l’Acadie Nouvelle du 11 janvier, le PDG du réseau Vitalité se disait déçu de la décision de la Commission du travail et de l’emploi d’annuler la prime de 5% qu’il avait décidé d’accorder aux infirmiers et infirmières du Centre hospitalier Restigouche.

Cette prime avait été annoncée le 13 septembre 2019. Il ajoute: «C’est la première fois dans ma carrière que je vois un syndicat refuser une augmentation!»

Le vrai problème dans cette décision du PDG de Vitalité, l’employé du ministre de la Santé, ce n’est pas le fait d’accorder une augmentation de salaire, mais bien le fait qu’il a décidé de ne pas se préoccuper du syndicat et de la convention collective qui régit les relations de travail.

Pire encore, cette décision a été prise alors que le syndicat et l’employeur sont en négociation.

Quant à son affirmation que le réseau est déçu, elle est exagérée puisque cette question n’a pas été apportée au niveau du Conseil d’administration. Ce dernier a été informé de la décision du PDG d’accorder l’augmentation lors de sa rencontre du 8 octobre dernier.

Tout bon administrateur sait que les conditions convenues dans une entente collective ne peuvent pas être modifiées unilatéralement par une des parties. Si c’était le cas, le syndicat aurait depuis longtemps modifié celles-ci pour éviter l’épuisement du personnel et faciliter la rétention de celui-ci.

Jacques Verge
Dieppe