Plusieurs de mes connaissances ont choisi février pour s’enlever la vie…

J’ai exercé le métier de confesseur pendant plus de 50 ans au Canada et à l’étranger, chez les prisonniers et les militaires ainsi que dans les hôpitaux, les sanctuaires et mon bureau privé.

Cet aspect de mon ministère d’écoute correspondait à cette partie pénible: soutenir des personnes en fin de vie et en crise existentielle.
Plusieurs de mes connaissances ont choisi le mois de février pour s’enlever la vie.

La souffrance n’épargne personne, que vous soyez riche, pauvre, beau, en santé, aimé ou détesté, la souffrance sera présente dans votre vie.
Personne n’y échappe!

La mort par suicide est plus courante que nous le pensons. Le suicide fait partie des épreuves les plus complexes auxquelles les professionnels de la santé font face.

L’intimidation, l’isolement, la dépression, l’abandon et la pauvreté me semblent être des facteurs associés au suicide. Le suicide fait partie de l’histoire humaine. Le premier qui m’a été révélé fut celui de Judas, après avoir vendu son maître.

C’est en accompagnant des mamans qui avaient perdu des enfants par suicide que j’ai compris que la souffrance en était l’une des causes principales.

Cette souffrance peut être morale, spirituelle ou physique, chaque suicide est un suicide de trop.

Pour s’attaquer de façon efficace au suicide, le N.-B. aurait besoin d’un plan stratégique et global. Les enseignants et les éducateurs sont conscients que les jeunes vivent davantage des troubles dépressifs et d’anxiété que ceux du temps de notre jeunesse.

Des études nous révèlent que 90% des suicidés souffraient d’un problème de santé mentale. La personne qui pense au suicide a perdu espoir et voudrait cesser de souffrir.

Je m’adresse à vous, M. le ministre de l’Éducation du N.-B., Dominic Cardy, des cours de prévention au suicide seraient très efficaces auprès de la population étudiante, ce qui entraînerait des économies grâce aux suicides évités.

À l’occasion de la Journée mondiale des malades, le 11 février, j’ose vous dire que des cours obligatoires sur la prévention du suicide sauveraient plus de vie que la vaccination obligatoire.

Léon Robichaud
Shippagan