Bâtir des ponts pour assurer notre avenir

La semaine dernière, le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) et le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) ont eu l’agréable surprise de lire la chronique de Hermel Vienneau publiée dans l’Acadie Nouvelle.

Intitulé Vivre et travailler chez nous: un jumelage étudiants-entreprises s’impose, ce commentaire suggère de jumeler les étudiantes et étudiants internationaux du CCNB avec des entreprises francophones du CÉNB afin de contribuer à combler la pénurie de main-d’œuvre dans nos communautés.

Sa réflexion tombe à pic puisque, justement, nous nous efforçons de créer davantage de ponts entre la population étudiante et les gens d’affaires depuis quelques années.

Ce concept a été officialisé l’an dernier avec la signature d’une entente formelle entre le CÉNB et le CCNB pour bâtir des liens tangibles entre le secteur des affaires et la population étudiante.

L’objectif ultime s’avère la rétention des étudiants d’ici et des étudiants internationaux dans nos communautés afin d’assurer la relève d’employés dans nos entreprises et d’encourager les entrepreneurs de demain.

Une des retombées de cette entente se concrétise avec la participation d’étudiantes et d’étudiants aux déjeuners-causeries du CÉNB. Ceci leur procure une excellente occasion de réseautage avec de futurs employeurs et collègues, alors que les gens d’affaires peuvent leur présenter les possibilités d’emplois et de carrières existantes chez nous.

Par ailleurs, le CÉNB siège au comité consultatif du Centre d’accès à la technologie en fabrication de pointe du campus de Bathurst du CCNB.

Par l’entremise de CCNB INNOV, les étudiantes et étudiants œuvrent à des projets concrets pour répondre à des besoins réels d’entreprises de chez nous.

De plus, le CÉNB participe activement à l’exercice de planification stratégique en cours à l’heure actuelle au CCNB. Ceci permettra d’amener la perspective du monde des affaires dans cette grande discussion qui mènera aux futures formations offertes par l’institution aux étudiantes et étudiants de demain.

Enfin, mentionnons aussi une initiative à succès qui existe depuis déjà trois ans au campus d’Edmundston du CCNB.

Ainsi, le programme de dessin technique et industriel place les étudiants et étudiantes dans des postes à temps partiel pour le dernier trimestre de la dernière année de ce programme de deux ans.

Trois compagnies partenaires du collège, Enseignes Pattison Signs Group, Corruven et Twin Rivers Papers Company, accueillent les apprenants et les embauchent presque tous à la fin du programme.

Le CCNB cherche à augmenter la portée de ce modèle pour d’autres programmes et campus. Nous invitons les entreprises et les organismes du Nouveau-Brunswick qui souhaiteraient mettre en place des partenariats plus étroits à nous contacter pour établir de tels ponts!

Comme l’a souligné M. Vienneau dans sa chronique, nous avons encore du travail à faire pour recruter et retenir un plus grand nombre d’étudiants dans nos communautés, qu’ils viennent d’ici ou d’ailleurs.

Notre pénurie actuelle de main-d’œuvre qualifiée, combinée à nos tendances démographiques à la baisse, représentent un défi de taille pour l’avenir de nos communautés.

Le commentaire de M. Vienneau confirme que nous sommes sur la bonne piste et nous nous engageons à redoubler d’efforts pour établir davantage de ponts entre la population étudiante et la communauté d’affaires.

Comme un tel projet de longue haleine ne se réalise pas en vase clos, l’atteinte de cet objectif nécessitera la collaboration de tous: des institutions postsecondaires au secteur privé, en passant par les municipalités, les organismes et associations à but non lucratives.

Ensemble, nous pourrons créer des communautés accueillantes pour contribuer à leur essor et ainsi propulser notre économie.

Thomas Raffy,
Président-directeur général du CÉNB
Pierre Zundel,
Président-directeur général du CCNB