Des élèves inquiets pour la santé des citoyens

Élèves de 7e  année
Sainte-Anne-de-Kent

Nous, les élèves de 7e année de la classe de Mme Lucie de l’école Mont-Carmel à Sainte-Marie-de-Kent, avons entendu parler dans les nouvelles de la fermeture des services d’urgence de six hôpitaux pendant la nuit, dont celle de Stella-Maris-de-Kent. Nous sommes contre la possible fermeture de l’urgence la nuit de minuit à 8h parce que nous, les habitants du comté de Kent, serions pénalisés.

En premier lieu, selon nous, l’état des malades pourrait s’aggraver et même causer la mort. Se rendre aux urgences à Moncton pourrait prendre le double du temps. De plus, si nous devons faire appel au service de l’ambulance, le temps sera beaucoup plus long. Selon le recensement de 2016 de Statistique Canada, le pourcentage des gens de plus de 65 ans dans la région de Kent est de 23,5% comparativement à la moyenne provinciale qui est de 19,9%.

Donc plusieurs personnes âgées de la région se retrouveraient dans cette situation compliquée. Finalement, nous ne pouvons pas prévoir la météo. Les conditions routières peuvent se détériorer rapidement en hiver, et cela pourrait nuire à la vitesse de déplacements des malades.

Deuxièmement, les deux hôpitaux de Moncton sont déjà très occupés. Dans les dernières années, les hôpitaux ont eu des problèmes d’engorgement. Le temps d’attente est déjà long, avec cette fermeture de l’urgence la nuit, ça ne pourrait qu’augmenter. Nous trouvons que c’est inquiétant.

Finalement, nous sommes d’avis que les francophones sont, encore une fois, mis de côté dans cette possible fermeture des urgences. Comme l’a mentionné le Dr Dupuis dans un article de Frederic Wolf de Radio-Canada, publié le 9 février,  «il s’agit d’une annonce dangereuse pour la santé de la population francophone du Nouveau-Brunswick».

Pour conclure, nous pensons que la possible fermeture de l’urgence de l’Hôpital Stella-Maris serait une mauvaise idée pour les citoyens de notre région. Les régions rurales sont déjà démunies. Pourquoi enlever un service de plus? La mission des hôpitaux n’est-elle pas de sauver des vies?