NB Media Coop fait le point

Sophie M. Lavoie
Conseil éditorial, NB Media Coop

Je tenais à faire un commentaire sur l’article «À la rencontre des “chasseurs de nouvelles”» du 17 février, 2020. Cet article, publié hier au sujet des «journalistes amateurs» contient quelques fausses informations au sujet de la NB Media Coop qui publie des articles depuis presque 11 ans.

En fait, plusieurs de nos bénévoles sont journalistes depuis des décennies et je suis insultée de l’étiquette d’«amateurs» que nous colle votre journaliste. J’ai moi-même commencé ma carrière de pigiste au Courrier de la Nouvelle-Écosse au début des années 1990. Au fil des années, nous avons eu des gens formés en journalisme qui ont rédigé (et continuent à écrire) des articles. Certains de nos articles sont souvent reproduits dans d’autres médias du pays. En plus, nous formons aussi chaque année des étudiants en journalisme, en les accueillant comme stagiaires, et nous aidons les «amateurs» à améliorer leurs textes pour une éventuelle publication.

D’après votre journaliste, nos publications «pensent apporter un supplément au travail des médias traditionnels». En fait, nous savons avec certitude que nous apportons un supplément conséquent et essentiel au travail des médias traditionnels, surtout dans une province avec un monopole médiatique (Brunswick News). Nous avons les preuves de ce supplément par les nombreux courriels que nous recevons de l’équipe de communications d’Irving quand nous publions une information qui ne leur est pas favorable et par le nombre élevé de partages que nos articles reçoivent sur les médias sociaux.

Dans la société actuelle, l’expression «professionnels de l’information» ne veut plus dire grand-chose. Votre journaliste se met-il dans cette catégorie? Les écoles de formation en journalisme sont presque toutes liées à des grands groupes médiatiques. Pensons à la Chaire Irving de l’école de journalisme de l’Université St. Thomas à Fredericton.

Cela me mène à la supposée «impartialité» des médias traditionnels d’Amérique du Nord dont parle votre journaliste. Malheureusement, c’est très évident que les médias traditionnels donnent l’illusion d’une impartialité alors qu’ils ne le sont pas. Il suffit de penser à Fox News, par exemple, qui ne cache pas son parti-pris conservateur. C’est pareil ici, au Nouveau-Brunswick. Même à l’Acadie Nouvelle vous avez un parti pris pour la situation des Acadiens (bravo!). Combien de fois avez-vous publié des articles favorables à la Société anglo du Nouveau-Brunswick?