Le sort de nos hôpitaux est entre nos mains!

Avec la décision du gouvernement conservateur Higgs d’abolir l’urgence de nuit et l’unité de médecine active à l’hôpital de Caraquet ainsi que dans cinq autres hôpitaux ruraux du Nouveau-Brunswick, un chaînon vital des soins de santé de ces communautés tombe. Déstabilisant et affaiblissant considérablement un service de santé déjà trop fragile dans tout le Nouveau-Brunswick.

Ne vous méprenez pas, ce choix politique signe la mort de nos hôpitaux ruraux. La justification, c’est de mieux répondre aux besoins de la population.

Aux besoins de qui? De l’équilibre budgétaire, sinon le niveau de paiement de la dette étranglera la province!

Nous sommes tous d’accord pour réduire la dette provinciale, cependant il faut trouver d’autres moyens, car ce n’est pas en tuant les collectivités rurales qu’on va se relever.

Il semble que le Parti conservateur et l’Alliance (anti-bilinguisme) manquent d’imagination et veulent continuer d’étrangler la Péninsule acadienne ainsi que les autres régions ciblées, tout en concentrant les ressources dans les grandes villes du Sud.

Aucune consultation avec les élus municipaux, les communautés et les professionnels de la santé de ces régions qui auraient certainement pu faire partie de la solution plutôt qu’avoir à subir et à gérer la catastrophe.

Respect Messieurs Higgs et Flemming! Nous ne sommes pas encore tombés en «enfance».

Bravo, M. Robert Gauvin, d’avoir le courage de vous tenir debout pour défendre le maintien de notre hôpital à Caraquet et tous les autres.

Quel est notre bien le plus précieux? Sans aucun doute la santé, pour ne pas dire la vie… C’est-à-dire votre vie, celle de votre conjoint(e), de vos enfants, de vos parents, de vos êtres chers et des membres de votre communauté.

Plusieurs connaissent des gens qui doivent leur vie aux centres hospitaliers de Caraquet, de Sainte-Anne-de-Kent, de Perth-Andover, de Grand-Sault, de Sussex et de Sackville. On sait tous que lorsque tu fais une crise cardiaque ou que tu es victime d’un grave accident de la route, par exemple, les minutes comptent entre la vie et la mort. Voilà ce que le premier ministre Higgs vient de signer, l’arrêt de mort pour la ruralité au Nouveau-Brunswick et cela sur plusieurs fronts. Comment attirer les investisseurs et les développeurs économiques, les jeunes familles ou les gens à la retraite lorsqu’il n’y a plus d’hôpitaux?

Aux grands maux les grands moyens, je crois que le seul moyen de sauver les hôpitaux ruraux, c’est que les six communautés touchées fassent front commun avec le Parti libéral et le parti vert et, avec M. Gauvin, qu’ils trouvent une alliance avec des députés conservateurs des régions affectées pour faire virer le gouvernement sur ses roues.

Attendre les prochaines élections? Ce sera trop tard, car nos professionnels de la santé seront partis ailleurs… Le savoir, le matériel, l’équipement et les infrastructures seront démantelés et disséminés aux quatre vents.

Citoyens, citoyennes debout, le sort de nos hôpitaux et de nos régions rurales est entre nos mains, demain il sera trop tard.

Lucie LeBouthillier
Péninsule acadienne