M. Higgs, cette décision n’est pas acceptable

M. le premier ministre Blaine Higgs, nous sommes la Fédération des Citoyen(ne)s Aîné(e)s du Nouveau Brunswick, un organisme bilingue à but non-lucratif représentant plus de 13 000 membres. C’est pour nous une grande déception d’apprendre l’annonce que vous désirez fermer six services d’urgence de plus petits hôpitaux (trois anglophones et trois francophones, surtout en régions rurales) pendant la nuit (ouverture de 8h à minuit, le dernier patient étant accepté avant 22h, selon les informations fournies par les réseaux de santé Horizons et Vitalité).

C’est déplorable, surtout que la population régionale n’a pas été consultée, mais encore pire que les médecins, les soins infirmiers et les maires de ces communautés n’ont jamais été approchés pour faire partie de cette décision qui nous affecte tous!

D’après nous, cette décision n’est pas acceptable pour plusieurs raisons. Nous ne voyons que des conséquences négatives à ce changement et nous pensons que les dépenses au niveau de la santé vont augmenter plutôt que diminuer, résultant aussi en moins de services à la population. Voici seulement quelques-unes des conséquences possibles:

  • Pertes de vie qui auraient pu être évitées.
  • Surplus des demandes d’ambulances.
  • Engorgement la nuit des services d’urgence des hôpitaux non-affectés par les fermetures.
  • Conditions médicales des patients se détériorant avec le temps et causant une augmentation substantielle des dépenses, comme des séjours prolongés à l’hôpital.
  • Transport en hiver prenant encore plus de temps en plus d’être extrêmement dangereux.

Ces centres médicaux ou hôpitaux ont été établis afin que les gens plus isolés puissent recevoir les premiers soins dans un bref délai. Plus de trente minutes de voyage et/ou d’attente dans un hôpital est déjà trop!

Avec ces fermetures la nuit, pour la plupart des gens, ce sera au moins une heure ou plus juste en voyage, sans compter l’attente une fois rendu à l’hôpital.

Les ambulances, qui seront déjà prises avec des cas à transporter, devront parfois négliger des cas plus graves parce qu’ils seront déjà occupés ailleurs.

Nous ne choisissons pas quand tomber malade, alors il faut penser que vous avez entre vos mains la vie des Néo-Brunswickois. S’il faut absolument couper les ressources, il faut regarder ailleurs, là où la vie des gens n’est pas en péril. Il nous semble qu’il pourrait y avoir d’autres solutions possibles sans couper les soins de santé essentiels à la population.

S’il vous plaît, changez votre position car la santé est un besoin primordial pour tous les Néo-Brunswickois, pas seulement ceux dans les grands centres.

M. Higgs, vous pourriez être le prochain à avoir besoin d’accès à un service d’urgence près de chez vous. Pour les gens, c’est une sécurité de savoir qu’ils peuvent trouver des soins adéquats à une distance raisonnable de leur foyer. Nous considérons 30 minutes un maximum, sinon ce n’est pas raisonnable.

Nous souhaitons que vous preniez en considération toutes nos inquiétudes face à cette situation dans votre prise de décision.

Alphonse Dionne
Président
Avec le conseil d’administration et tous les membres de la FCANB