Une religion sans violence?

Léon Robichaud
Shippagan

En apprenant que dans le monde à chaque heure du jour, il y a 10 femmes assassinées par leurs conjoints, je me pose une question: «Est-ce que le monde se porterait mieux sans les religions?»

Personne ne peut empêcher les gens de croire ou d’adhérer à une religion.

Cependant, on peut éduquer les croyants, leur enseigner les ravages causés au nom de Dieu ou des religions. Les fous de Dieu sont encore trop nombreux. Des croyants de différentes religions s’affrontent et se tuent.

Ma religion, la catholique, en Acadie, elle a un impact positif en éducation et en santé. Elle a inspiré les hôpitaux et les universités. Cependant, la religion semble faire plus de mal que de bien. Je pense aux trop nombreux abus sexuels commis par des hommes de l’Église catholique et au nom d’Allah et de Bouddha et les mutilations génitales de jeunes filles au nom d’une croyance religieuse.

Malgré leur terreur, bien des religions sont des sources fondatrices de nombreuses civilisations. Comme exemple, l’idée d’égalité entre les individus est tributaire du christianisme. Cette égalité entre les hommes et les femmes n’est pas présente dans l’Islam ni dans l’hindouisme.

On dit que l’Acadie est en majorité chrétienne, ce qui paraît contradictoire pour plusieurs de mes connaissances. Pourtant, l’idée du bien et du mal est née du christianisme. En Acadie, il est encore impensable de se passer des religions, du catholicisme en particulier. Cependant, on pourrait se passer des superstitions et de fausses doctrines au nom de la foi, de la peur et de la vengeance de Dieu, en particulier.

Au cours de la journée internationale des femmes, je me posais bien des questions. D’où vient cette violence liée à la religion? Comment se fait-il que dans mon Église, les femmes ne soient pas encore l’égale des hommes? Ces difficiles questions sur la violence au coeur de nos événements, elles nous invitent à réfléchir au sujet de certains comportements au sein de nos institutions et de nos familles.

En étant attentifs, nous pouvons toujours reconnaître la violence spirituelle, psychologique ou physique autour de nous, et de la remédier.