De quoi faire réfléchir les anti-vaccination

Je tiens à souligner l’ironie du fait que nous sommes présentement aux prises avec la pandémie de COVID-19, et ce, seulement quelques mois à peine après le déroulement du débat provincial questionnant la validité de la vaccination obligatoire des enfants d’âge scolaire.

La venue de cette nouvelle pandémie nous fait craindre le nombre de personnes qui seront affligées. Est-ce que notre système de soins de santé sera en mesure d’affronter l’afflux important de patients nécessitant une hospitalisation et/ou des soins critiques?

Ceux qui promeuvent la vaccination afin de prévenir la réapparition de maladies infectieuses quasi éradiquées, comme la polio et la diphtérie, sont souvent ridiculisés par ceux qui s’y opposent et parfois même accusés de complot avec les compagnies pharmaceutiques.

La crainte d’une résurgence des maladies infectieuses et mortelles d’antan est la raison pour laquelle les professionnels de la santé rappellent constamment les bénéfices de la vaccination. De cette façon, l’individu est protégé et aussi, par conséquent, les membres les plus vulnérables de notre société, et ce, grâce aux bienfaits de l’immunité collective.

Les Néo-Brunswickois ayant vécu l’époque précédent la vaccination infantile, c’est-à-dire l’époque des épidémies, comme la tuberculose, pourraient sûrement nous faire part des sentiments d’impuissance et de vulnérabilité qu’une telle situation peut engendrer.

J’ose espérer que la découverte éventuelle du vaccin contre la COVID-19 et la fin de cette épidémie feront réfléchir ceux qui auparavant minimisaient les bienfaits de la vaccination et ignoraient le vécu des aînés de cette province.

Dre Linda LeBlanc

Dieppe