Plus spacieuse et plus prometteuse

Située au numéro 75, rue Albert, à Moncton, la nouvelle grande Maison Nazareth poursuit avec joie et dignité l’œuvre de bienfaisance commencée par sœur Rita Barrieau.

En visitant cet édifice, vous remarquerez sa présence et son accueil chaleureux.

Comme on le sait déjà depuis une cinquante d’années, cette noble institution sociale s’occupe surtout des itinérants et des itinérantes qui se font de plus en plus nombreux en raison de la pauvreté humaine, du manque de logements abordables et de multiples autres causes, comme les problèmes de santé mentale et la consommation de produits nuisibles au bien-être humain.

Elle est maintenant sous l’habile direction de monsieur Jean Dubé, un autre personnage doué d’un grand cœur, un véritable humaniste qui possède aussi une honorable vision.

Évidemment, il faut aussi reconnaitre le magnifique travail de monsieur Nicolas Parisi, président du conseil d’administration, des membres de son conseil, des employés, des nombreux bénévoles ainsi que la contribution financière des autorités fédérales et provinciales, sans oublier évidemment les personnes et les commerces qui contribuent à son succès.

Pour les personnes qui l’ignorent, jusqu’à présent, on y a investi pas moins de 1, 5 million $. C’est une somme énorme et pleinement justifiée.
Les locataires, une centaine de femmes et d’hommes, dont l’âge varie d’une vingtaine d’années à quatre-vingt-cinq ans, y sont logés. Chaque jour, on leur offre deux repas. On ne les voit donc plus dans les champs, dans le froid ou dans la grande misère.

Une question est souvent posée, car elle a provoqué quelques jours passés un certain malentendu. La plupart des locataires auront moins à payer que 5$ par jour, une aubaine! Pour les personnes n’ayant aucun revenu, c’est gratuit. Par contre, les résidents recevant un revenu mensuel de la province de 734$ doivent débourser 220$ par mois, alors que les mieux nantis pourront se voir imposer un maximum de 300$ par mois. Ces derniers sont peu nombreux.

Ce que j’aime et que j’admire de la Maison Nazareth, c’est la dignité que la direction et le personnel accordent à ces personnes. On leur redonne confiance, on y crée de l’espoir, on leur offre une vie meilleure et on les encourage à profiter des traitements d’ordre psychologique ou en d’autres domaines.

En sortant de l’édifice, j’ai vu un résident en train de balayer les nombreux mégots de cigarettes se trouvant par terre. Il m’a fait comprendre qu’il souhaitait voir les résidents et les visiteurs jeter leurs mégots de cigarettes dans les poubelles!

Sans doute, certaines personnes voudront peut-être offrir quelques heures de bénévolat si les besoins se font sentir. Pour cela, il faut se renseigner.

Souhaitons à cette institution humanitaire tous les succès possibles. Elle est en très bonne main.

Alcide F. LeBlanc
Moncton