Vivre avec un premier ministre unilingue

Le premier ministre de notre province devrait pouvoir s’exprimer en anglais et en français. L’éditorialiste de l’Acadie Nouvelle, François Gravel l’a écrit dans le journal du 21 mars.

Il ajoute que le chef du Parti conservateur, Blaine Higgs «a promis d’apprendre le français» lorsqu’il a été élu chef du parti, en octobre 2018. À ce moment-là, il était rempli de bonnes intentions. D’ailleurs, c’est souvent le propre des politiciens de faire des promesses.

C’est vrai que les Acadiens «doivent vivre avec un premier ministre unilingue».

Il avait bien promis d’apprendre le français, comme le dit M. Gravel dans son éditorial.

Il aurait suivi des cours d’immersion quelque part. Je n’ai pas vu les résultats de ces cours dans ses discours ou aux réponses des questions des journalistes.

Il est bon de se rappeler que le chef du Parti conservateur, M. Higgs, a été choisi lors d’un congrès par des partisans qui savaient à ce moment-là qu’il était unilingue. Il arrive des situations dans la vie où il faut prendre un risque. Certains auraient cru, lors du congrès à la chefferie, qu’il deviendrait bilingue. Ses propres partisans ont-ils commis une erreur? Non. Ils et elles ont choisi le meilleur dans le peloton de candidats qui était plutôt mince.

Le premier ministre Blaine Higgs possède plusieurs bonnes qualités, mais il ne semble aucunement doué pour les langues, surtout le français. Cessons de rêver qu’il deviendra bilingue un jour.

Marcel Arseneau
Moncton