Le Dixie Lee de Caraquet victime de désinformation

Tony Murray
Dixie Lee
Caraquet

Nous avons fermé notre entreprise même si le gouvernement donne le droit au take-out de servir des clients, qui de toute évidence, se font de plus en plus rares afin de se protéger du virus.

C’est aussi pour cette raison que nous avions décidé de le faire vendredi dernier.

Après l’avoir annoncé en fin d’après-midi sur les réseaux sociaux afin d’éviter aux rares clients que nous avions de se déplacer inutilement d’endroits plus éloignés, notre étonnement fut de constater qu’un trop grand nombre de gens affluaient en même temps.

Pris de panique, une employée est venue nous prêter main-forte afin de contrôler les entrées des clients: nous faisions attendre les gens dans leur voiture, personne depuis le 19 mars ne pouvait manger dans la salle à manger, désinfectant à peu près tout, utilisant de préférence les cartes comme moyen de paiement.

Finalement, nous avons décidé de fermer! Point!

C’est difficile de fermer son entreprise, envoyer nos employés au chômage, arrêter notre contribution à l’économie locale.

Mais ce qui a été encore plus difficile, c’est de constater que plusieurs personnes, ayant vu une photo du stationnement plein de voitures, ont commencé à nous insulter sur les réseaux sociaux et par téléphone, en ne sachant pas les mesures qu’on prenait pour contrôler la situation.

Une personne que je croyais bien connaître n’arrêtait pas de m’envoyer des messages en privé, plus de dix en tout, qui s’avérait être du harcèlement.

C’est bien mal nous connaître que de nous accuser de vouloir faire de l’argent sur le dos de cette pandémie. Nous qui, au contraire, essayons toujours d’aider les gens dans le besoin.

Arrêtons de suivre la mauvaise information et continuons l’isolement social afin d’arrêter la propagation de ce virus.

Car, même à ce jour, trop de gens prennent les avertissements à la légère. On a qu’à marcher dans Caraquet pour voir à quel point les gens ne prennent pas tout ça assez au sérieux!