La Patente est toujours bien vivante à Tracadie

Pour faire suite au vidéo émis, enlevé et remis en ligne par la municipalité régionale de Tracadie, mes propos vont certainement choqués quelques-uns ou quelques-unes, mais libre à vous de ne pas me lire ou de ne pas aimer.

Ce qui provoque mes propos c’est l’incident du vidéo de dimanche dernier et qui se retrouve dans les pages de l’Acadie Nouvelle du 12 mai 2020. Les gens vont dire qu’en parler c’est embarquer dans leur game ,comme on dit chez nous. Vous savez, moi la Patente, je ne la connaissais pas, c’était flou comme idée et je pensais que c’était juste à Caraquet qu’il y avait eu cette organisation. Lorsque je suis devenue conseillère municipale, j’ai connu ce que c’était la Patente, car elle existe encore à Tracadie et elle est toujours omniprésente et plus forte que jamais.

Cette Patente s’infiltre insidieusement dans toutes les organisations à but lucratif, non lucratif et dans l’administration municipale comme je l’ai constaté. Lorsque Denis Losier a été élu maire, la machine a pris de la vigueur contre lui, car sa transparence a fait ressortir des situations inacceptables. Les changements ne font pas l’affaire de tous.

Le maire a bien été avisé dès le début de son mandat qu’il était le maire, mais qu’il n’avait aucun pouvoir et qu’il était à la merci du conseil. Ce qui, selon la loi, est vrai, mais le maire a le devoir d’informer son conseil de ses préoccupations et de faire des recommandations pour le bien-être de la MRT.

Il est difficile en temps de transparence de voter contre le gros bon sens alors les recommandations du maire ont certainement fait une différence, car il y a eu beaucoup de projets et de changements qui ont vu le jour. Toutefois, sa transparence ne fait pas l’affaire de la Patente, car si tu touches à un de leurs membres ou organisations, tu défais la toile d’araignée. Si tu suis les fils d’araignée, tu comprends bien des choses et les liens sont bien tissés serré.

Oui, les gens aimeraient avoir la paix, qu’on entende plus parler des conflits de la municipalité, mais la pensée magique, ça ne règle rien. Martin Luther King et les autres héros de l’Histoire n’ont pas juste souhaité la paix, ils ont travaillé à dénoncer les injustices, au risque de leur vie. Je dénonce le harcèlement que subit le maire de Tracadie, l’usurpation de son rôle et des responsabilités qui lui reviennent.

Les gens vont dire, ce n’est pas grave, c’était une belle vidéo, un beau message. Là n’est pas le problème,… Le problème c’est la non-observation des directives du conseil par l’administration municipale, qui selon l’article du journal, avait accepté de faire une vidéo, mais après qu’elle soit approuvée par le conseil.

Que le conseiller McGraw, qui a proposé cette vidéo, minimise, dans l’Acadie NOUVELLE, la portée de ce geste ne me surprend pas. Sous la couverture de la bienfaisance ou de la bienséance se cache de la mesquinerie. Avait-on peur que le maire en fasse la narration pour redorer le blason de la municipalité? Poser la question, c’est y répondre. La Patente fermente le conflit, trouve un instrument qui se porte volontaire pour créer l’anarchie municipale et c’est le maire qui en paie le prix. Il faut vraiment être sans scrupules pour agir ainsi. Quelle est la solution?

Les élections auront lieu l’an prochain et ça sera de notre devoir de voter pour des gens qui se présentent pour les bonnes raisons et non pour leurs intérêts personnels ou ceux de leurs amis ou familles. Au pire-aller, nous aurons le conseil que nous méritons, Patente incluse.

Norma McGraw
Petit-Tracadie