Les préposés des foyers de soin méritent eux aussi de recevoir une prime

L’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick déplore le fait que le gouvernement provincial ait refusé d’offrir une prime aux préposés qui travaillent dans les foyers de soins de longue durée en annonçant la liste de travailleurs essentiels qui vont recevoir une prime en lien avec la COVID-19.

L’AFANB demande au gouvernement de rectifier la situation dès que possible.

Ces employés s’occupent des aînés les moins autonomes et les plus vulnérables face au coronavirus. Leurs conditions de travail étaient déjà difficiles avant la pandémie, le stress lié au coronavirus n’a rien fait pour améliorer leur sort. La pénurie d’employés dans ce secteur risque d’empirer si le gouvernement s’entête à ne pas leur donner la même prime qu’aux autres travailleurs essentiels. Ne pas la leur donner, c’est leur dire qu’ils ne la méritent pas. Leur moral n’était déjà pas très bon, imaginez maintenant.

Il faut préciser que même s’il n’y a pas encore eu d’éclosion du virus dans les foyers de soin du Nouveau-Brunswick, cela pourrait encore arriver n’importe quand. L’équipement de protection personnel que les employés doivent enfiler dès qu’ils arrivent au travail le leur rappelle. Jour après jour, ils s’inquiètent d’attraper le virus et de le transmettre à leurs proches et aux résidents des foyers.

Les préposés des foyers de soin méritent eux aussi de recevoir une prime, tout comme les autres travailleurs essentiels, d’autant plus qu’elle a justement été prévue pour eux. Le premier ministre Trudeau a précisé que cet argent était avant tout destiné «au personnel du domaine des soins comme les travailleurs dans les résidences pour aînés».

Tous les préposés qui travaillent auprès des aînés sont essentiels au bon fonctionnement de notre système de santé. Sans eux, qu’arriverait-il à nos hôpitaux, à nos communautés et à notre population?

Jean-Luc Bélanger
Directeur général par intérim de l’AFANB