Un moyen de prévenir plutôt que de guérir

Monsieur le Premier ministre Blaine Higgs, comme vous, l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick a été désolée d’apprendre que la COVID-19 avait atteint un premier foyer de soins pour les aînés de la province. Malheureusement, aussi longtemps que ce virus ne sera pas éradiqué, d’autres foyers de soins risquent de subir le même sort que celui d’Atholville à plus ou moins brève échéance.

Nous savons par ailleurs que les aînés qui habitent chez eux plutôt que dans une résidence pour aînés risquent moins d’attraper le coronavirus. Or, ces personnes ne demandent pas mieux que de rester chez elles, en toute sécurité, le plus longtemps possible. Pour cela, elles ont parfois besoin d’un peu de soutien, que ce soutien vienne d’un proche ou d’un préposé aux soins. Si des professionnels de la santé étaient chargés d’évaluer les besoins des aînés vulnérables et de s’assurer que du soutien leur soit fourni de façon à répondre à ces besoins, ils pourraient rester autonomes plus longtemps, il y aurait moins de personnes dans les foyers de soins de la province, et par conséquent, le gouvernement économiserait de l’argent.

Compte tenu de la pandémie actuelle, l’AFANB considère que le moment est particulièrement propice pour votre gouvernement d’investir dans les soins à domicile. Pour que les aînés puissent rester à la maison plus longtemps en toute sécurité, il faudrait améliorer les services à domicile, améliorer les conditions de travail des préposés, leur offrir une meilleure formation, un meilleur salaire et de meilleurs avantages sociaux. Il faudrait aussi que les personnes proche aidantes obtiennent le soutien dont elles ont besoin pour ne pas tomber au combat. Ainsi, nous sommes convaincus que cela sera profitable autant pour les finances publiques de la province que pour le mieux-être global des aînés.

Solange Haché
Présidente
Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick